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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 11:50

L'en3s est sans doute une des écoles de service public dont l'on connaît le moins les débouchés. Cela est du en grande partie au fait qu'elle ne prépare pas à un métier comme d'autres concours (directeur d'hôpital, inspecteur du travail, etc.). Elle forme les « dirigeants de la protection sociale », comme l'indique son site internet. Oui mais encore ?

 

Il faut d'abord bien avoir en tête l'organisation de la Sécurité sociale en France. Les principaux débouchés se situent dans les organismes locaux des 5 "branches" du régime général ainsi que dans les autres régimes :

  •  CARSAT (anciennes CRAM) : branche retraite et accidents du travail / maladies professionnelles
  • CAF
  • CPAM
  • URSSAF
  • Caisses des autres régimes et des régimes spéciaux : RSI (régime social des indépendants), MSA (mutualité sociale agricole), régime des mines, régimes de la SNCF et de la RATP, etc.

 

D'autres postes sont ouverts également dans les organismes nationaux du régime général :

  • CNAMTS
  • CNAF
  • CNAV
  • ACOSS
  • Caisses nationales des autres régimes : CCMSA, CNRSI, etc.

 

Plus exceptionnellement, d'autres débouchés sont possibles dans des institutions « parallèles » à la sécu en tant que telle :

  • ARS (agence régionale de santé) : gestion du risque maladie, planification sanitaire
  • UGECAM (union générale des établissements des caisses d'assurance maladie) : établissements sanitaires et sociaux en gestion directe par les caisses d'assurance maladie. Ce sont en fait des postes de direction dans ces établissements, équivalents en quelque sorte à directeur d'hôpital ou directeur d'établissements médico-sociaux. Néanmoins, les postes sont rares dans ce secteur, qui est par ailleurs l'objet de restructurations assez importantes actuellement.

 

Mais on n'y voit toujours pas plus clair... Que peut-on bien faire dans une CPAM ? Dans une CAF ? On paye des prestations, mais encore ?

 

Il faut tout d'abord comprendre l'organisation d'une équipe de direction d'un organisme. A la tête de l'organisme, un directeur général. Ce directeur général a autorité hiérarchique sur son équipe de direction, composée de collaborateurs ayant le niveau d'agent de direction. Ces équipes sont plutôt restreintes mais leur nombre varie en fonction de la taille et de la politique managériale de l'organisme: directeur adjoint, sous-directeur…L'Agent comptable, ou le directeur financier, est en charge de la bonne tenue des comptes et des états financiers de son établissement ; il collabore avec le Directeur dans la gestion quotidienne de la caisse.

Sous ces directeurs, les managers et les cadres qui sont chargés de la mise en œuvre de la politique de la Direction.

Sauf exception, les élèves de l'en3s sortent à des postes de cadres ou de managers et sont destinés par la suite à des postes de direction, en moyenne après 4 à 5 ans d'activité.

 

Sans avoir la prétention d'être exhaustive, voici la liste des postes principaux auxquels on peut prétendre à la sortie de l'école avec les postes transversaux aux différentes branches et des exemples en branche maladie et en famille :

 

Exemples de postes transversaux à tous les organismes

Intitulé du poste

Brève description du poste (sachant que le périmètre des responsabilités varie fortement d'un organisme à un autre)

Agent Comptable

Chargé de la tenue de la comptabilité, responsable personnellement et pécuniairement, chargé de la maîtrise des risques financiers

Fondé de pouvoir

Adjoint de l'agent comptable, chargé de la tenue de la comptabilité et responsable des encaissements et des décaissements en l'absence de l'agent comptable

Responsable des ressources humaines

Chargé de la mise en œuvre de la politique RH de l'organisme (politique de recrutement, formation professionnelle, promotion professionnelle,...)

Chargé de la lutte contre la fraude

Lutte contre la fraude avec mise en place de partenariats avec les services fiscaux, les conseils généraux, Pôle emploi, etc. et maîtrise des risques de fraude

Attaché de direction

Poste avec un périmètre variable : relations avec les instances du personnel et le conseil d'administration, communication, ressources humaines, pilotage,...

Responsable de l'accueil physique ou de l'accueil téléphonique

Chargé de l'organisation de l'accueil des usagers : optimisation de l'accueil, ergonomie de l'accueil, management des équipes, qualité de la réponse et accessibilité,...

Responsable des prestations

Management des équipes de productions chargées du paiement des prestations : amélioration de la productivité, optimisation des postes de travail, management de proximité,...

Direction du système d'information (DSI)

Définition des projets locaux en matière de SI, mise en place des applications nationales, entretien du parc informatique de l'organisme,...

Risque maladie (CPAM, secteur maladie des autres régimes)

Gestion du risque

Gestion du risque maladie : prévention, mise en œuvre des mesures visant à réduire les dépenses de santé.

Chargé des relations avec les professionnels de santé

CAPI et P4P, relations avec les ordres professionnels, tarification, information,...

Chargé des relations avec les établissements sanitaires et sociaux

Tarification des établissements, mise en œuvre d'actions communes (prévention, maîtrise des coûts)

Risque famille (CAF, secteur famille des autres régimes)

Responsable de l'action sociale

Mise en place de la politique d'action sociale et gestion des prestations extra-légales en matière de logement, d'aide à la parentalité, etc.

Gestionnaire d'un centre social

Certains centres sociaux sont gérés par les CAF : accueil des familles, management des assistantes sociales si elles sont rattachées au centre, mise en place d'actions en direction des familles,...

Responsable du service social

Management des assistantes sociales, coordination de leurs actions,...

 

 

S'agissant de la sortie de l’Ecole, une liste de 150 postes environ est proposée aux élèves de la promotion en cours. A chacun ensuite de démarcher les organismes recruteurs et de passer la dure épreuve de l'entretien d'embauche... Peu importe donc le classement, c'est à l'organisme qui vous recrute de vous choisir.

 

Même s'il est probable que l'on change d'avis plusieurs fois et en fonction des postes disponibles à la sortie, il est important d'avoir déjà une petite idée du métier susceptible de nous intéresser et d'être capable d'en parler au grand oral. Ce sera du plus bel effet auprès du jury, qui verra alors que vous vous projetez concrètement dans l’organisation de la Sécurité sociale et que vous n'êtes pas là par hasard.

 

A.RENAULT et E.MEUNIER, élèves de la 51ème promotion de l'EN3S

Avec la participation d'élèves de la 50ème et de la 51ème promotion de l'EN3S

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 14:19

Le "grand O" ou oral de motivation est la bête noire des étudiants et des candidats aux concours de la fonction publique (ou assimilé pour l’EN3S car ce n’est PAS la fonction publique, on ne le dira jamais assez !).

Comme promis, voici l’article consacré au sujet et les conseils de l’asso :

1 : Bien prendre en compte l’enjeu :

L’épreuve a un grand coefficient, 2 pour AAH, 4 pour D3S, 4 pour DH, 5 pour IASS et 6 pour l’EN3S, mais au delà du coefficient, au delà de la note, ce qui est à redouter c’est bien le pouvoir du jury, sa souveraineté et la possibilité pour lui de ruiner en deux minutes tous vos espoirs avec un verdict sans appel : 5/20, note éliminatoire !

Le 5/20 n’est en aucun cas une note qui détermine votre prestation, le 5/20 c’est tout simplement un jury qui choisi de vous éliminer, un jury qui se dit « Lui, elle, c’est non, on ne le/la veut pas » et votre préparation, votre capacité de travail n’y pourront rien changer, la forme ne passe pas, ici le « scolaire » n’est plus maître du jeu. Le jury a le pouvoir de rayer un candidat de la liste, peu importe sa prestation à l’écrit (d’ailleurs dans beaucoup de concours, le jury n’a pas les notes de l’écrit), et croyez moi, ce pouvoir,  il l’utilise.

Après ces propos bien pessimistes, il est important de voir le bon côté des choses : l’oral, c’est comme tout, cela se prépare, et personne, je dis bien personne n’est incapable d’avoir la moyenne, aussi faible soit-il à l’oral, aussi peu sûr de lui soit-il durant les oraux blancs.

2 : Casser les idées reçus :

Et les idées reçues sur le sujet sont légions :

·         Le jury a des quotas, s’il met trop de bonnes notes, ceux qui passent à la fin sont sûrs d’avoir des mauvaises notes.

 FAUX! Les comptes des notes ne sont même pas tenus au jour le jour et quand il existe plusieurs jurys, ils ne sont pas au courant des notes des autres jurys avant la fin du passage de tous les candidats. Revenons un peu dans la réalité, il s’agit d’un concours, le « quota »  se remplit de lui-même avec le calcul des points pour chaque candidat, sans que le jury ait besoin d’enfreindre la règle de l’équité des concours. Peu importe le jour et l’heure à laquelle vous êtes convoqué, ce qui est déterminant c’est votre prestation.

 

·         Le jury mange les enfants au petit déjeuner et est là pour « casser » du candidat.

  FAUX! Alors certes, il existe des pervers sadiques, mais finalement pas plus que dans le reste du monde et la chance de tomber dessus en jury n’est pas si grande que cela. Le jury est un ensemble de personne comme vous et moi. Essayer de vous projeter, ce sera peut-être vous le membre du jury d’ici 5 ou 10  ans, si vous avez le concours ! Beaucoup de membres du jury sont avenants, mettent le candidat à l’aise et comprennent parfaitement la pression que celui-ci subi. Ne partez pas dans l’idée de vous battre contre le jury, c’est un arbitre, sévère parfois, mais un arbitre et non un adversaire.

 

·         Si je ne viens pas de SciencePo ou de la fac de droit, je n’ai aucune chance.

 FAUX ! D’un point de vue purement statistique, on ne peut nier que la majorité des reçus aux concours viennent soit de SciencePo, soit de droit, mais c’est aussi parce que se sont les plus nombreux à se présenter ! Il est également vrai qu’un parcours en droit permet d’avoir des connaissances techniques dans des matières juridiques (droit administratif, droit social, finances publiques), et qu’un cursus « science po » permet de se familiariser avec les oraux et de développer une culture G « de base ». Néanmoins, et ce « néanmoins » est très important, une bonne prépa permet d’acquérir le niveau pour un concours, peu importe le cursus antérieur surtout que les filières autres permettent de développer des capacités pour les concours. A titre d’exemple, les cursus de lettres (histoire, philo, psycho, socio…) permettent de développer une culture générale appréciable et une facilité d’écriture et de synthèse qui est un atout pour les écrits et pour l’oral. Pour les candidats plus scientifiques sachez qu’il existe des options aux concours spécifiques sur ces matières (voir l’article sur le choix des options: Quelles options choisir aux concours sanitaires et sociaux? ).

Le jury peut, et c’est souvent le cas, trouver intéressant les parcours atypique (travail dans le privé, licence de psychologie…) à vous d’en faire une force et vous sortirez du lot. Bref….on arrête les complexes d’infériorité, une bonne prépa et un investissement personnel avec un bon équilibre psychologique, c’est cela la clef de la réussite.

 

·         Je ne dois surtout pas donner mon opinion, c’est cela le principe de neutralité.

 FAUX ! Au contraire, c’est votre personnalité que cherche à comprendre le jury et votre opinion sur des sujets sensibles en est une composante. Dire son opinion est important mais en faisant attention aux formes et aux respects des opinions contraires. Voir l’article  Le choc des opinions!

 

·         Si je ne viens pas en costume, c’est pas grave, cela fait « décontracté ».

FAUX ! L’obligation de porter un costume ou tailleur n’est pas inscrite dans les textes, mais il s’agit d’une obligation coutumière et c’est l’occasion pour le jury de voir si vous savez vous conformer à l’usage social. Si vous ne mettez pas de costume ou de tailleur ce jour là, avec toute l’importance que ce jour peut avoir (il détermine quand même une carrière rappelons le), qui dit que vous serez capable de vous conformer à la règle en conseil d’administration, durant une cérémonie officielle ou en représentation de votre établissement ? L’heure de faire le rebelle n’est pas arrivée, un oral ce n’est pas « cool » ni même décontracté, un oral c’est du sérieux.

3 : Comprendre les attentes du jury :

Comme l’explique un ancien de la salle chateaubriand, aujourd’hui à l’EN3S ; « le jury cherche à trouver en face de lui un futur collègue, ou une personne avec qui il sera amené à travailler. En résumé, un potentiel de professionnel, de préférence sympathique. » Un très bon résumé. Ce n’est pas un érudit dans sa bulle, ni un vendeur de savonnette ou de tapis, mais bien en collègue, un manageur que veut le jury. Mettez-vous dans cette optique, projetez vous dans le futur et dans le poste que vous voulez occuper! Ce que confirme un autre membre de l’asso, lui aussi élève de l’EN3S «Le jury veut connaitre les capacités d’argumentation de la personne, capter l’ascendance et l’humilité. Tout simplement savoir si la personne est faite pour un poste de management avec les valeurs de la sécurité sociale (ou de la fonction publique hospitalière). »

 

Voici un petit tableau (à la robin des bois pour les connaisseurs) de ce qu’il faut faire ou ne pas faire à un oral :

 

Class

Pas class

Dire bonjour, avec le sourire, en entrant dans la salle

Hurler « BONJOUR » de peur de ne pas être entendu ou au contraire murmurer « b’jour » de peur que le jury remarque notre présence (réflexe stupide, il vous a forcément vu, puisqu’il vous attend !)

L’humour subtilement dosé

Les blagues lourdes

Un ton posé, calme et détendu

Un ton stressé, agressif, anxieux ou sec

Le naturel

La cool attitude, la raideur cadavérique, tous les comportements surjoués

Le temps de pause avant de répondre à une question

Le temps de pose exagérément long avant de répondre à une question

« Veuillez m’excuser, est-ce que vous pouvez répéter votre question ? »

Dire la phrase d’à côté, 5 fois de suite

« Je ne suis pas entièrement d’accord avec l’idée que vous venez d’amener »

« Comment pouvez vous avoir une position aussi débile ? »

« C’est vrai que j’ai évoqué cet auteur dans mon exposé. Je faisais plus précisément référence à son livre (suivi du titre du livre) »

« C’est vrai que j’ai évoqué cet auteur dans mon exposé. J’avoue que je ne sais pas vraiment qui il est… »

Dire au revoir en sortant de la salle…avec le sourire

Ajouter « bonne chance pour la suite »

 

 

4 : Organiser ses révisions :

La difficulté majeure de l’épreuve de culture G est qu’il n’y a pas de programme, affirmation en partie fausse pour l’oral de motivation, car dans ce dernier, le programme…c’est vous. On ne peut donc dire « voici la liste des livres à lire pour l’oral, voici la liste des questions qui vous seront posées, voici les sujets qui vont tomber » tout est affaire de suppositions, à base de « c’est possible que, c’est souvent le cas que etc... », mais il va falloir faire avec ce flou artistique, on nage dans le brouillard, certes, mais essayons d’y aller avec une bonne lampe torche.

Jules ferry, et je vous invite à chercher qui est ce monsieur pour tous ceux qui pensent qu’il s’agit d’un nom de lycée ou de collège, résume très bien le challenge : « Il ne s'agit pas d'embrasser tout ce qu'il est possible de savoir, mais bien d'apprendre tout ce qu'il n'est pas permis d'ignorer. »

Et ce qu’il n’est pas permis d’ignorer les amis, bonne nouvelle….vous le savez ! Le hic c’est que vous l’avez oublié (par exemple, qui sont Nasser, Vladimir Ilitch Oulianov, Madame de Pompadour ou encore Montaigne, ça vous l’avez su, aucun doute, mais là, tout de suite maintenant….) et que le jour J vous allez devoir vous en souvenir malgré la dose de stress qui vous submerge. Le programme est vaste donc, la tâche ardue mais pas insurmontable.

 

Voici, néanmoins, les conseils de lectures des membres de l’asso :

·         Gouverner la sécurité sociale de Bruno Palier

·         Droit de la Sécurité sociale de Jean-Jacques Dupeyroux

·         L’oral démystifié  de Marie-Liesse Houbé

Et bien sûr : "Le nouvel âge de la solidarité" Nicolas Duvoux

Pensez à vous abonner aux newsletters des ministères et administrations en fonction du concours que vous passez : annuaire sécu, public sénat, ministère de la santé….

Lecture régulière des journaux, je sais que c’est fastidieux, mais pas de blagues, les questions sur l’actualité sont quasiment incontournables ! Autant dire que François, Barack, Angie, Vladimir et Ki-moon vont devenir vos meilleurs amis. Voir l'article : Les sujets d’actualité à potasser pour le grand oral des concours sanitaires et sociaux

Pour les sites internet, voir l’article Le top five des sites pour préparer les concours

Dans l’idéal, une ancienne conseille « Faire des dossiers de presse sur chaque grands thèmes d'actualité sanitaire et sociale et dans d'autres domaines connexes (actuellement : médiator, réforme du médicament, maîtrise des dépenses de santé, dette publique, élections présidentielles et programme des 2 principaux candidats sur les thèmes sanitaires et sociaux, financement de la PS, réforme fiscale, pacte de stabilité budgétaire. »

 

Ne pas hésiter à faire des oraux blancs. Oui, il faut se lever, oui, il faut parler devant plein de monde, et oui, on n'est pas encore prêt, mais pas question de se désister, c’est INCONTOURNABLE, chaque oral blanc vous apporte quelque chose, même les pires, surtout les pires d’ailleurs.

« Je conseille de se mettre réellement dans les conditions du concours pour avoir un bon entrainement. S'habiller en conséquence pour s'habituer à nos magnifiques costumes et être vraiment à l'aise le jour J. » Vous pouvez aussi faire des oraux entre vous, ce qui permet d’être un peu moins sous pression, de se reconnaitre dans les travers des autres et de se mettre à la place d’un jury.

 

Enfin, n'oubliez pas de travailler la méthodologie du commentaire de texte et de la question. Oui, les deux car si le jour J un des deux sujets ne vous inspire vraiment pas, il faut vous laisser la possibilité de choisir l’autre ! Ne pas oublier le dicton « On peut faire un mauvais exposé avec un bon plan, mais on ne peut pas faire de bon exposé avec un mauvais plan ». (Une phrase à la Emile, je sais )

Vous devez être capable de rebondir sur toutes les notions évoquées dans votre exposé ! C’est le B-A BA du concours. Le jury peut vous interroger sur tout et n’importe (parfois plus sur n’importe quoi que sur tout), mais il se base le plus souvent sur ce que vous avez dit dans votre présentation. Pour l’oral de motivation cela se traduit par « vous avez parlé de telle expérience, qu’est ce que vous en avez retiré exactement ? », ou pour l’oral de culture G par « vous avez mentionné la guerre de 14, savez vous où a été signé le traité de paix ? ». Bétonnez vos sources, vous aurez déjà quelques réponses d’avances et c’est très précieux ! Chez vous, sous la douche, en repassant, en nettoyant la vaisselle, posez vous des questions, imaginez celles que le jury peut vous poser et parlez en a des amis pour avoir leur avis sur vos réponses.

  5: Le Jour J, maitriser son stress :

Avec la préparation de la logistique :

Pas question de se réveiller la veille au soir en se demandant, « tiens mais quelle ligne de métro au fait ? ». Prévoir la logistique cela commence par la réservation de la chambre d’hôtel (voir l'article: Comment faire des économies en passant les concours sanitaires et sociaux ? ) seul ou avec des amis (je conseille seul, mais bon, tout dépend de la compagnie), par le repérage du chemin, l’achat (en avance) des tickets de transport, et surtout le calcul de l’horaire de réveil en fonction du temps de transport.

J’ai expérimenté, à mon corps défendant, la hantise des candidats : être bloqué dans le métro le jour où l’on se rend à son oral ! Oui, c’est atroce. Autant vous dire que je regardais ma montre en comptant les secondes et en priant que cela reprenne vite. Les dix premières minutes passent relativement bien,  les vingt suivantes beaucoup moins. Ne pas paniquer, cela n’arrive quasiment jamais, néanmoins, pour tous les malchanceux et pour les autres, essayez de prévoir d’arriver une demi heure avant l’heure indiquée (qui est déjà une demi heure avant le moment de tirer le sujet) afin d’éviter des frayeurs de dernière minute.

Arrivée à l’heure donc, mais pas trop tôt non plus. Pas besoin d’attendre dans un couloir mal éclairé et de faire les 100 pas dans une atmosphère où suintent l’angoisse et le stress avec tant d’autres pauvres âmes dans le même état. Une petite marche dans les rues de paris, un petit tour à la fnac qui est au coin de la rue, vallent bien mieux que la salle d’attente.

En général, il y a café, thé et croissant (ils sont bien les GO hein ?), le café est à double tranchant, bien s’en souvenir.

Avec un soutien psychologique :

Si vous avez dans vos relations un ami, un copain, un conjoint, un parent, un frère ou une sœur qui est disponible, demandez-lui de vous accompagner. Briefer le bien sur l’enjeu et le contexte au préalable. Quelqu’un d’étranger à votre stress, capable de vous faire la conversation sur des sujets banals, de relativiser l’épreuve et de vérifier que l’angoisse ne vous fait pas oublier de descendre au bon arrêt de métro, c’est vraiment appréciable. Si vous avez cette possibilité, ne vous en privez pas. Bien sûr, il ne rentre pas dans le bâtiment avec vous, mais il peut venir vous retrouver après autour d’un petit verre pour parler (ou pas) de votre oral. Sinon, passer un petit coup de fil à quelqu’un en qui vous avez pleine confiance et qui saura vous rassurer et vous mettre dans de bonnes conditions.

Penser également « à toutes ses qualités et ses points forts ! », la positive attitude pour reprendre une grande chanteuse du XXI siècle (à ne pas citer comme source à l'oral hein !?).

Enfin attention à certains candidats qui, peut-être sans faire exprès, ou par arrivisme, pourraient vous mettre le stress en vous posant une question ou en vous informant sur l’attitude du jury !

Avec du sommeil, du sport et de la respiration :

Comme le préconise unanimement les anciens du M2 : « Pour les conseils de grand-mère: doooooooormir, faire un peu de sport (une petite balade la veille, rien de tel), et juste avant de rentrer, si on sent le stress monter, inspirer et expirer un bon coup 5 ou 6 fois, profondément et longuement : l'oxygénation permet de réguler le rythme cardiaque. . Bien manger avant (des pâtes) et pourquoi pas une petite cure de magnésium et de vitamines avant le jour J.»

  6: Les témoignages des anciens :

« Une surprise : lors d'un oral, une question technique pointue est posée par un des membres du jury ; en réfléchissant à voix haute, à défaut de connaitre la réponse exacte, je parviens à une déduction logique. L'inquisiteur répond que j'ai tout faux ; ce à quoi le président du jury le mouche avec un sourire, en confirmant que ma réponse était juste. Le jury n'est pas l'ennemi du candidat, sous couvert d'impartialité, il peut parfois se révéler un allié. »

« Les questions qui m'ont été posées: - qu'est ce que le pouvoir ? - êtes-vous perfectionniste ? - qu'est ce que la solitude ? - dernier film vu ? - mes opinions sur l'euthanasie, le handicap, la religion ? - mes motivations évidemment ? - la fracture numérique ? - le bilan des ARS ? - mes stages: mes constats, mes étonnements ? - qu'est ce qu'un manager ? - pourquoi ce concours et pas un autre ? -  Qu’ont fait les Urssaf pendant la crise économique ? - Que pensez-vous de l’aéroport de Notre Dame des Landes ? - Quel est votre avis sur la responsabilisation des assurés ?

 

Je voulais écrire un article exhaustif, je n’ai finalement pas réussi! Il y a encore beaucoup de conseils à dire et sans doute ais-je oublié des points importants. J’espère cependant que ces témoignages peuvent vous aider.

D'autres exemples de questions sont dans cet article: Les questions "tarte à la crème" des grands O lors des concours

 

 

Si vous ne deviez retenir qu’un conseil ce serait: « Trouver sa réelle motivation et rester naturel », tout un programme !

 

Bonne chance à toutes et à tous

 

Béatrice FRETELLIERE

Membre de l'association des Anciens de la Salle Chateaubriand, administratrice du blog

Elève directeur d'établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux

à l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique de Rennes

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 19:32

 

munch TheScream

 

Sachez que lors des oraux, les jurys s'ennuient du conformisme des candidats, des exposés très propres, des petites réponses toutes faites, de leur allure guindée... C'est le moment pour lui de sortir la question "tarte à la crème", inattendue, afin de déstabiliser la triste bête à concours et de tester ses limites. Fréquentez-vous la Rue de la Soif à Rennes ? Quel Schtroumpf seriez-vous ? Voici pour vous une sélection de ces sujets collectors, auxquels vous ne risquez pas d'échapper.

Nota : le tableau du "Cri" d'Edouard Munch symbolise pertinément l'état de détresse du candidat face à une de ces questions.

 

·         Aimez-vous le pouvoir ?

·         Etes-vous susceptible ?

·         Citez 3 qualités et 3 défauts

·         Avez-vous passé d’autres concours ? En cas de réussite, que choisissez-vous ?

·         Etes-vous pour ou contre la légalisation du cannabis ?

·         Etes-vous pour ou contre l’euthanasie ?

·         Est-ce que vous fumez ?

·         Quelle est votre personnalité politique préférée ?

·         L’Islam est elle une religion comme les autres ?

·         Que pensez-vous des salles de shoot ?

·         Qu’est ce que le bonheur selon vous ?

·         Qu’est ce qu’un manager selon vous ?

·         Etes-vous de nature stressée ?

·         Avez-vous peur des conflits ?

·         Que pensez-vous de l’affaire du sang contaminé ?

·         Que pensez-vous de l’affaire du Mediator ?

·         Qu’entendez-vous par dignité humaine ?

·         Pensez vous qu’on aurait pu éviter la crise ?

·         Aimez-vous prendre des risques ?

·         Pensez-vous qu’il y a trop de fonctionnaires ?

·         Avez-vous peur des responsabilités ?

·         Quelle est votre plus grande peur ?

·         Pensez-vous que l’Allemagne est un exemple pour la France ?

·         Comment expliquer les résultats du FN aux dernières élections ?

·         Quel est votre dernier livre lu, et film vu ?

·         Comment expliquez-vous le faible taux de femmes sur les postes de responsabilité ? Etes-vous pour la parité ?

·         Que pensez-vous de la discrimination positive ?

·         Quelles vont être les grandes propositions sociales sous le gouvernement Hollande selon vous ?

·         Que pensez-vous de la liberté d’installation des médecins libéraux ?

·         Etes-vous favorable au principe d’ingérence ?

·         Etes-vous favorable à la TVA sociale ?

·         Etes-vous favorable à la taxe sur les transactions financières ?

·         Etes-vous mobile ?

·         Etes-vous perfectionniste ?

·         Quel est votre plat préféré ? En connaissez-vous la recette ?

·         Pensez-vous que l’installation de salles de sieste dans les entreprises est pertinente ?

·         Etes-vous sur Facebook ?

·         Qu’est ce qui vous indigne ?

·         La T2A est-elle un bon mode de financement pour l’hôpital ?

·         L’hôpital doit-il avoir un rôle social ?

·         Etes-vous favorable à la suppression du licenciement pour motif économique ?

·         Avez-vous vu « Polisse », « Intouchables », qu’en avez-vous pensé ?

·         Etes-vous pour ou contre la sortie du nucléaire ?

·         Pensez-vous que l’on puisse revenir à la retraite à 60 ans ?

·         Quelles sont les priorités de la réforme de la dépendance ?

·         Quelle est votre plus grande peur à votre prise de poste ?

·         Etes-vous conformiste ?

·         Acceptez-vous l’autorité ?

·         Quel est le bilan des ARS selon vous ?

·         Une troisième vague de décentralisation est-elle pertinente ?

·         Etes-vous favorable à la création d’une VIème République ? Une nouvelle place pour le président de la République ?

·         Etes-vous favorable à l’IVG ? Connaissez-vous les législations à l’étranger ?

·         Etes-vous favorable à l’adoption par les couples homosexuels ?

·         Selon vous, comment concilier vie professionnelle et vie personnelle ?

·         Pensez-vous que les allocations familiales  doivent être mises sous conditions de ressource ?

·         Etes-vous favorable au relèvement du SMIC ? Quelles seraient les conséquences sur l’économie ?

·         Repères historiques : 1515 ? 1492 ? 11 novembre ?

·         Que pensez-vous du port de la burqa ?

·         Peut-on rire de tout ?

·         Quelle est la morale du conte de Barbe bleue ?

·         Pouvez-vous, devant le jury, pousser le cri du Marsupilami ?

·         Quel jedi/Princesse de Walt Disney seriez-vous ? Pourquoi ?

 

Une sélection non exhaustive par Mathilde Arrigas

Vice-Présidente de l'Association des Anciens de la Salle Chateaubriand

Elève de la 51e promotion de l'EN3S

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 20:05

En écho à une note précédente, F.B., élève à l'EN3S, livre son analyse du sujet d'économie qui était proposé cette année au concours d'inspecteur des affaires sanitaires et sociales. Cette présentation n’a pas la prétention d’être exhaustive ou la seule réponse au sujet.

 

Economie : "Commerce international et crise économique"


Le sujet précise « crise économique », aussi, les références à la crise financière de 2007-2008 n’apparaissent pas indispensables (subprimes, CDS/CDO, …). Pour autant, le rôle du système bancaire et surtout la crise des dettes souveraines ont pleinement leur place comme illustrations des déséquilibres de compétitivité et de la diffusion mondiale des risques.

Dès lors, il faut comprendre les termes « crise économique » comme une référence au ralentissement de la croissance des économies occidentales, depuis les chocs pétroliers de 1973 et 1975. Il s’agit donc de procéder avec nuance : toutes les économies ne subissent pas une crise économique (essor notamment des pays BRIC depuis les années 90).

En outre, la mondialisation des échanges ne commence pas avec les années 70 (Cf. l’époque gréco-romaine, les empires perse, chinois et britannique) ! Les années 70 se caractérisent essentiellement par une accélération des échanges et par une répartition nouvelle de la valeur ajoutée.   

Un rappel « classique » de l’essor du commerce international et de la croissance qui s’en est suivie permet de donner les fondements théoriques comme pratiques. Sans remonter jusqu’à l’Antiquité, il faut noter que le développement des échanges contribue à la spécialisation et à l’enrichissement de l’ensemble des acteurs économiques.

C’est la position d’Adam SMITH et de David RICARDO visible au travers des théories des avantages absolus (Des causes de la richesse des Nations de 1776) et relatifs (Des principes de l'économie politique et de l'impôt de 1817). Si des opinions plus hétérodoxes peuvent être rappelées, il faut relever que ces deux acteurs majeurs, bien que non-économistes, ont posé les bases des théories relatives au commerce international, reprises et discutées par des auteurs plus récents.  

Le modèle HOS de 1941 (Eli HECKSCHER, Bertil OHLIN « prix Nobel » 1977, et Paul SAMUELSON « prix Nobel » 1969), les institutions internationales (accords de Bretton Woods de 1944, du GATT puis de l’OMC en 1999) et le Consensus de Washington (à compter de 1989) sont des éléments essentiels à présenter et à discuter. L’impasse du cycle de Doha marque la fin de la suprématie des pays occidentaux sur les échanges internationaux, conséquence de la crise économique vécue par ces nations 1975.

Cette remise en cause en pratique s’accompagne d’une relecture des concepts théoriques du commerce international. Joseph STIGLITZ (« prix Nobel » 2001), Paul KRUGMAN (« prix Nobel » 2008) et Naomi KLEIN (La stratégie du choc en 2010) apportent des éléments critiques sans, pour autant, contester les apports et la nécessité du commerce international.

Le protectionnisme (Jean-Baptiste COLBERT et Friedrich LIST) ainsi que la situation d’autarcie doivent enfin être évoqués, même s’il ne s’agit pas du thème central. Maurice ALLAIS (« prix Nobel » 1988) et Milton FRIEDMAN (« prix Nobel » 1976) ont, chacun de leur côté, démontré les risques du protectionnisme et l’impossibilité de vivre en autarcie à l’âge moderne.

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 10:35

Les résultats de IASS viennent de tomber aujoud'hui et... miracle vous êtes retenu!

Toutes nos félicitations!

La joie, l'euphorie, c'est fantatisque, on y croyait plus, et puis soudain... "Mon dieu, cela veut dire que je dois bosser l'oral?!"

Oui, parce que les concours de la fonction publique ont aussi un "effet kiss cool", après la douceur, la fraicheur, après les écrits les oraux! Or il reste peu de temps avant les premières convocations et le jour fatidique, peu de temps, mais, ne vous inquiètez pas, suffisamment quand même.

 

Au passage, n'hésitez pas à envoyer un mail à l'association si vous voulez avoir plus d'informations sur le déroulement du concours ou si vous avez des questions précises sur l'oral,  Contacter l'association des anciens.

 

L'oral de IASS se compose de deux épreuves: la langue et l'oral de motivation

Voici les quelques conseils de l'Association des Anciens:

 

1: On ne panique pas, on s'organise:


Oui, l'oral c'est bientôt, oui, le sprint final a démarré, mais une chose est sûre "tout le monde, tous les finalistes sont dans la même situation". Ne pas perdre de temps, cela ne veut pas dire précipitation mais ORGANISATION.

Faites le point sur ce qu'il reste à travailler et prévoyez un joli planning de révision qui alterne, langue, motivation, culture G et détente!

 

2: L'entretien de motivation: un petit rendez-vous avec soi-même.

 

En ce qui concerne la forme, l'entretien dure 30 minutes, la préparation 30 minutes, et il est coefficient.

Le candidat tire un sujet de culture générale (souvent en lien avec le sanitaire et social) et un texte. Il doit travailler soit l'un, soit l'autre... mais pas les deux, l'un ou l'autre, compris !?!
Arrivée dans la salle, avec le sourire :

En général, le président du jury (donc Dieu pour le candidat) prend quelques minutes pour expliquer le déroulement de l'épreuve et le nombre de minutes consacrées à chaque partie.

 1 = Le candidat présente son cursus professionnel et ses motivations (5 minutes)

 2 = Le candidat présente son exposé sur le sujet ou le texte tiré au sort (10 minutes)

 3 = Le jury pose des questions sur les motivations, sur l'exposé, sur tout ce dont il a envie et qui lui passe par la tête parce que c'est le jury et qu'il est souverain !

 

En ce qui concerne le fond: l'entretien doit selon moi être bien compris dans sa logique et dans ses deux composantes.

Il faut travailler sur sa motivation, cela ne veut pas dire construire "artificiellement" une envie de travailler dans le secteur sanitaire et social, mais bien être sincère. Un candidat sincère est tout de suite repéré, cela donne de l'assurance, de la confiance en soi, on sait pourquoi on est là et ce que l'on veut.

La question à laquelle il convient de répondre est "Pourquoi je veux devenir IASS? Pourquoi j'ai passé ce concours, pourquoi je veux l'avoir, pourquoi ce métier et pas un autre?" une fois que l'on a répondu à cette question en toute franchise, 90% du boulot est fait.

Pour le petit texte de présentation de son parcours, pas d'improvisation, l'écrire 15 minutes avant d'entrer dans la salle, parce que l'on n'est arrivé en avance, c'est la banqueroute assurée. Faites le relire à des amis, à de la famille, à des connaissances du secteur, ou à des membres de l'association pour ceux du M2 DG3S. Vous allez devoir vous expliquer sur cette présentation de toute manière, autant que vous ayez une idée claire de l'impression que ce texte laisse aux personnes qui le lisent ou l'entendent.

 

Un prochain article sera consacré entièrement à l'orale de culture G et/ou de motivation, c'est pourquoi je ne m'étale pas d'avantage sur ce sujet. Vous pouvez lire aussi l'article  Le choc des opinions! au sujet des questions "polémiques" pouvant être posées pendant ce type d'oral.

Le livre L'oral démystifié de Marie-Liesse Houbé aux éditions Presses Universitaires est une très bonne lecture que je recommande vivement !

 

3: Pour la langue: la bonne volonté est apréciée:


A tous les bilingues et les anciens ERASMUS, vous pouvez passer ce topic, un seul conseil, ne sous-estimer pas l'importance d'un plan cohérent et de remarques pertinentes sur le fond du sujet, agrémentées de vocabulaire sanitaire et sociale.

A tous les autres, dont j'ai longtemps fait partie, qui peinent dans la langue de Shakespeare, Goethe ou autres, sachez que la forme peut parfois rattraper le fond et que la moyenne est possible quand on se montre de bonne volonté.

A titre personnel, j'ai fait la liste de tout le vocabulaire sanitaire et social de base pour ensuite le réutiliser dans des petits textes (très courts) qui présentaient mon parcours et mes motivations. Revoir les bases du collège est aussi très utile, mieux vaut faire des phrases simples mais justes que des phrases complexes et incompréhensibles.

Travailler sur les connecteurs logiques, "d'une part", "d'autre part", "ensuite", "cependant", "d'un côté", "d'un autre côté", "en conclusion", et sur des formulations pour donner son avis, "selon moi", "je pense que", "de mon point de vue"... 

Enfin, si quelqu'un dans votre entourage parle bien la langue, n'hésitez pas à faire des oraux avec lui, de manière formelle ou non, mais parlez de l'actualité et entrainez-vous à comprendre ces questions.

Un très bon podcast, permet de revoir les bases http://www.anglaispod.com/ , le site est un peu sombre, mais le podcast vraiment bien fait.

 

Bon courage à toutes et à tous dans cette dernière ligne droite.

 

Béatrice FRETELLIERE

Membre de l'association des Anciens de la Salle Chateaubriand, administratrice du blog

Elève directeur d'établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux

à l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique de Rennes

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 09:06

 

Encore une date limite à ne pas manquer!

Par expérience, l'association des anciens sait que les inscriptions au concours d'AAH peuvent être manquées... parce que l'on a déjà pensé à s'inscrir à D3S, à l'EN3S et à DH, parce que l'on attend avec fébrilité les résultats de IASS et parce que l'on est déjà en train de bûcher jours et nuits sur les sujets possibles, probables (ou imaginaires) de culture générale.

 

Alors n'oubliez pas de visiter le site du CNG: http://www.cng.sante.fr

Et bien sûr, logique oblige, choisissez vos options en fonction de celles que vous avez prise dans les autres concours, si besoins, jetez un oeil ici Quelles options choisir aux concours sanitaires et sociaux?

 

Voici à nouveau notre tableau préféré, actualisé pour l'occasion!

 

CONCOURS INSCRIPTION

DEBUT DES

EPREUVES

SITE INTERNET
DEBUT FIN
IASS 23/01 20/02 13 MARS
https://inscription.sante.gouv.fr
DH 12/03 05/04 6 JUIN http://www.cng.sante.fr
D3S

12/03

05/04 11 JUIN http://www.cng.sante.fr
AAH 26/03 26/04 27 JUIN http://www.cng.sante.fr
EN3S / 01/04 2 JUILLET http://www.en3s.fr
ENA 29/03 11/05 27 AOUT http://www.ena.fr
Attaché térritorial 22/05 20/05 14 NOVEMBRE www.cdgip.fr.

 

 

Béatrice FRETELLIERE

Membre de l'association des Anciens de la Salle Chateaubriand, administratrice du blog

Elève directeur d'établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux

à l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique de Rennes

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 14:12

Retour sur le concours IASS 2012 qui s’est déroulé cette année du 21 au 23 mars. Cette année encore, les sujets sortis du chapeau des organisateurs ont donné du fil à retordre aux candidats. L’Association des Anciens de la Salle Chateaubriand les reprend ici pour vous afin de présenter les points principaux qu’il eût fallu traiter, et les écueils à éviter, en attendant le rapport du jury qui sera publié après les résultats définitifs du concours. Le sujet d’économie (« Commerce international et crise économique ») ne sera pas traité ici, le M2 DG3S ne préparant pas spécifiquement cette matière.

Avertissement : cette analyse n’a bien sûr rien d’une correction officielle, et n’engage que le point de vue l’Association. Elle sert de point de départ à une réflexion sur la façon de traiter les épreuves de ce concours, le débat est ouvert, n’hésitez pas à partager vos idées ou vos sentiments.

 

Culture Générale : « L’Etat doit-il se recentrer sur ses fonctions régaliennes ? »

Un sujet à l’agréable parfum de droit public… Première tentation à laquelle il ne fallait bien évidemment pas céder, destinée à jeter des paillettes aux yeux des juristes, et une boule d’angoisse dans la gorge des novices en droit. Il s’agit d’une épreuve de culture générale, pas de techniciens, d’où l’importance de prendre le temps de la réflexion avant de se jeter à corps perdu dans une dissertation-fleuve sur l’origine et la nature de la fonction ministérielle sous la Ve République (équivalent à un beau hors-sujet). Histoire, économie, sciences politiques, littérature, sont autant d’angles d’approche pour traiter la question.

Par nature, pour les dissertations, il n’y a pas de plan parfait ou de réponse attendue de la part des correcteurs, le candidat est libre dans son interprétation des sujets. En revanche, il est attendu de sa part une rigueur intellectuelle dans sa démonstration et la structure de cette dernière, il doit apporter des connaissances académiques, mais rien de l’empêche d’y inclure également des connaissances personnelles.

Dans un premier temps, le candidat doit comprendre le sujet et reformuler la problématique. Pourquoi vous pose-t-on cette question, « l’Etat doit-il se recentrer sur ses fonctions régaliennes » ? Toujours penser à en définir les termes, ici « Etat » et « ses fonctions régaliennes ». Le « re »-centrage signifie qu’il s’y serait tenu et s’en serait éloigné, décentré de ses missions initiales. « Régalien » a la racine latine « rex, regis », « roi » et définit ce qui est attaché à la souveraineté. Les fonctions régaliennes de l’Etat sont donc celles qui lui sont intrinsèquement attachées et qui ne sauraient être déléguées (faire la loi, rendre justice, faire la guerre ou la paix…). Quant à l’Etat, il s’agit d’une organisation juridique et politique établie sur un territoire délimité, en tant que pays, ou en tant que communauté rassemblant des citoyens ou des sujets.

Sur l’actualité du sujet, c’est une question d’économie politique : quel rôle doit jouer l’Etat dans l’organisation de la société ? Arbitre intrinsèquement imparfait, doit-il se contenter de fixer les règles et principes généraux et se tenir à l’écart des relations entre les individus ? Ou doit-il être plus intrusif, jusqu’à s’immiscer dans la vie économique du pays voir dans la vie privée de ses citoyens ? Dans un contexte de crise économique et de remise en cause du rôle des Etats, endettés, en faillite, les thèses en faveur d’un repli sur des positions plus libérales foisonnent. Les contraintes budgétaires vont dans le sens d’un recentrage progressif de l’Etat sur ses fonctions régaliennes.

Il est de bon ton d’agrémenter sa dissertation de CG de citations et de références, de renvoyer à des auteurs, à des ouvrages : un peu de culture classique sur la naissance de l’Etat avec le Léviathan de Hobbes ou Le Prince de Machiavel assurent une base de réflexion solide ; pour les thèses économiques et libérales, Adam Smith avec Recherches sur la nature et les causes de l’origine des nations, Jean-Baptiste Say, Friedrich Hayek ; mais aussi pour défendre le rôle de l’Etat régulateur Keynes, les théories socialistes, les réflexions sur l’Etat Providence bien évidemment…

A la fin, c’est au candidat de prendre position. Il n’y a pas une seule bonne réponse à cette question de culture générale ; il y a une diversité de points de vue argumentés.

 

Droit Public : « Le référendum sous la Ve République »

Pas de difficulté majeure ici pour les candidats connaissant leur cours sur le bout des doigts. En droit public, il ne faut jamais négliger le droit constitutionnel, composante à part entière qu’on isole parfois au profit principal du droit administratif. Sur la forme, le fameux « plan en cathédrale » est de rigueur : IA IB IIA IIB, une introduction représentant entre ¼ et 1/3 du devoir, pas de conclusion, la partie IIB promettant une ouverture dans son dernier paragraphe. En introduction, le candidat s’avise de borner le sujet, en évoquant les grandes généralités relatives au référendum, les théories des philosophes (Jean-Jacques Rousseau) sur la démocratie directe, semi-directe, représentative, sur la souveraineté populaire / nationale, pour finir par problématiser le sujet. Ce qui intéresse ici, c’est la pratique du référendum sous la Ve République. Dans le corps de la dissertation, inutile de revenir sur son usage plébiscitaire sous le Second Empire ou la IIIe République, ces éléments historiques ont leur place dans l’introduction. En revanche, il y a bien eu une dérive plébiscitaire du référendum sous la Ve République, notamment dans l’usage qu’en fît le Général du Gaulle.

Rappeler les définitions et les articles de Constitution relatifs au référendum. Définition de Laferrière en 1947 : « procédure par laquelle le corps des citoyens est appelé à exprimer, par une votation populaire, son avis ou sa volonté à l’égard d’une mesure qu’une autre autorité a prise ou envisage de prendre ».

Art. 3 al. 1 de la Constitution de 1958 : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum ».

Sur la typologie des référendums, il fallait en distinguer de 4 sortes :

-          Art. 11C pour l’adoption d’un projet de loi, sur proposition du Gouvernement ;

-          Art. 89C pour la révision de la Constitution ;

-          Art. 72-1C et autres relatifs aux référendums d’initiative locale ;

-          Art. 88-5C visant une question particulière d’intérêt européen.

Sans entrer dans les détails d’un modèle de dissertation, le candidat devait problématiser le sujet autour de la pratique du référendum sous la Ve République. La difficulté nait des connaissances précises à avoir pour ne pas faire de hors sujet : connaitre quelques grands référendums pour illustrer ses propos, par exemple récemment celui du 29 mai 2005 sur le traité établissant une Constitution pour l’Union Européenne, du 20 septembre 1992 sur le traité de Maastricht, du 27 avril 1969 sur la réforme du Sénat et la régionalisation… La révision constitutionnelle de 2008 assouplit les conditions de recours au référendum, et on relève une évolution quant aux référendums d’initiative locale, qui impliquent les citoyens au niveau communal ou régional, dans un esprit plus participatif. Enfin il convenait d’envisager les limites de ce dispositif, notamment ses dérives plébiscitaires et populistes, et la réalité de son usage : un référendum permanent ne ralentirait-il pas la vie politique d’une nation ? Si en plus le candidat se dote d’un peu de doctrine actuelle, il remporte le gros lot.

 

Législation de Sécurité Sociale : « L’accès aux soins »

A l’instar du sujet de droit public, il convient de reformuler le sujet pour le problématiser. Sur la forme, un plan en deux parties – deux sous parties marche très bien pour l’épreuve de législation de Sécurité sociale.

On relève aujourd’hui un repli de l’assurance maladie en matière de remboursement de médicaments, une répartition inégale de l’offre de santé sur le territoire, des tarifs appliqués par les secteurs de praticiens libéraux sans « tact et mesure », un accroissement de la participation financière des assurés (ticket modérateur, forfait hospitalier, participation sur les médicaments, les transports), la hausse du tarif des mutuelles, un phénomène de renoncement aux soins… Pourtant des aides existent pour permettre un accès financier aux soins pour tous (CMU, CMUC, ACS, action sociale des caisses primaires), la réforme de l’Assurance maladie de 2004 associe plus durablement les mutuelles et les praticiens au système de santé, la loi HPST en créant les ARS vise à harmoniser les relations entre le secteur hospitalier et médico-social…

Au candidat de pondérer sa réponse en fonction de sa problématique et de son sentiment. Il est attendu de sa part par le correcteur quelques chiffres et références pour illustrer ses propos. Un court paragraphe de conclusion est de rigueur pour synthétiser l’esprit du sujet et des arguments avancés.

 

Note de Synthèse : « Les dispositifs de soins palliatifs en France sont-ils adaptés aux besoins et attentes de la population ? »

            Quelques rappels de base sur l’exercice d’une note de synthèse : il ne s’agit pas d’une dissertation, vous ne devez en aucun cas y inclure des connaissances extérieures aux documents présentés, ni votre analyse personnelle ! Il s’agit d’un exercice de production d’un document administratif type note de service, synthèse informative, donc il faut s’en tenir au fait. Surtout étant donné la sensibilité du sujet, les soins palliatifs, le candidat devait s’abstenir de se positionner dans le débat sur l’euthanasie, ou d’y aller de sa petite idée sur la question. On conseille d’indiquer régulièrement les documents dans lesquels les idées ont été prises (doc.1, doc.2…) pour préciser au correcteur que tous les documents ont été exploités (critère de correction pour le concours de IASS).

            La note de synthèse ne dispense pas d’un effort de forme et de fond : trouver une problématique et y répondre grâce un plan structuré apparent, en faisant des paragraphes phrasés tout en évitant la paraphrase (les correcteurs ne sont pas dupes). Surtout, la seule contrainte de l’épreuve est contenue dans le nombre de pages (en général 4-5), alors n’en faites pas des tartines de 8 pages, n’écrivez pas en pattes de mouche en serrant aux marges pour tenir en 4 pages très exactement, pensez à aérer votre écriture, et si cela déborde d’une demie page voir d’une page ce n’est pas pénalisant à partir du moment où l’exercice de synthèse est réussi.

 

Etienne Meunier

Président de l'Association des Anciens de la Salle Chateaubriand

Elève de la 51e promotion de l'EN3S

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 10:55

Avis à tous les mordus de la sécurité sociale, ne ratez pas les inscriptions à l'EN3S!!!

Elles sont closes à partir de dimanche, pas de délais supplémentaire possible, en matière de concours, les organisateurs sont intraitables!

Alors finis les doutes sur les matières à choisir ou sur l'opportunité de s'inscrire, finie la proscrastination, ennemie de toujours, on allume l'ordinateur AUJOURD'HUI, et on y va!

 

Cet article est également l'occasion d'un petit rappel du calendrier, cela ne fait pas de mal, pour vous cher lecteur, tout beau, tout neuf et mis à jour!

 

Concours

Inscriptions

Début des épreuves

Site internet

 

date de début

date limite

 

 

IASS

23-janv.

20-févr.

13-mars

https://inscription.sante.gouv.fr/

inscription/inscription.do

DH

12-mars

5-avr.

6-juin

http://www.cng.sante.fr

D3S

12-mars

5-avr.

11-juin

http://www.cng.sante.fr

AAH

26-mars

26-avr.

27-juin

http://www.cng.sante.fr

EN3S

/

1er avril

2-juil.

http://www.en3s.fr/qrcodeconcours/

concours_externe.html

ENA

29-mars

11-mai

27 aout

http://www.ena.fr

Attaché territorial

22 mais

20-juin

14-nov.

www.cdgip.fr.

 

Au fait, si quelqu'un sait comment importer et mettre en ligne un tableau excel sur overblog, je suis preneuse ;)

 

Béatrice FRETELLIERE

Membre de l'association des Anciens de la Salle Chateaubriand, administratrice du blog

Elève directeur d'établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux

à l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique de Rennes

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 12:18

Une information importante pour tous ceux qui préparent les concours sanitaires et sociaux, les préinscriptions pour les concours de D3S et de DH ouvrent lundi 12 mars jusqu’au 5 avril sur le site du CNG : http://www.cng.sante.fr/

 

L’inscription au concours met en exergue cette fameuse et exigeante interrogation : un concours oui, mais avec quelles options ?

Or, il est bon de rappeler, de souligner, de sur-sur ligner qu’un concours est bien plus qu’un examen, c’est une stratégie ! Le choix des options est on ne peut plus crucial, et on peut facilement rater un concours en ne prenant pas suffisamment au sérieux cette question.

 

Pour vous chers lecteurs, l’association des anciens a procédé à un sondage des ex-candidats, heureux lauréats aux concours : quelles options avaient-ils pris, pour quelles raisons et quels sont les conseils qu’ils peuvent donner. Voici un résumé de leurs réponses :

 

I : LES CONSEILS PREALABLES :


     1   Prendre son temps pour choisir, pas de précipitation, réflexion et stratégie sont au programme.

      2 Prendre les mêmes options pour tous les concours dans la mesure du possible, car cela peut diviser par deux  les matières à réviser !  4 à 5 matières pour l’ensemble des concours, écrit et oral compris, c’est un bon chiffre.

       3 Bien se renseigner sur les programmes de chaque option avant de faire son choix et après pour mieux les travailler. Les programmes détaillés sont disponibles sur légifrance :

o   D3S=  http://www.cng.sante.fr/IMG/pdf/ANNEXES_CYCLE_FORMATION_D2SM.pdf  

o   DH=http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000160919&dateTexte=vig  

 

 

II : LES RESSENTIS PAR OPTIONS :

 

·         Les matières de sécurité sociale : législations de sécu et/ou d’aide sociale :

Pour les étudiants de notre cher master DG3S, elles sont plus que vivement conseillées. D’une part parce qu’elles peuvent être choisies dans bon nombre de concours ce qui permet de rationnaliser le travail de préparation et d’autre part parce qu’il faut bien l’avouer, les cours de M.Huteau sur le sujet sont fantastiquement efficaces, selon les dires même d’un ancien du master Cyril, aujourd’hui heureux élève IASS :

 

« L’apport des cours de Monsieur Huteau tout au long de l'année, l'actualité de l'année 2011 avec la réforme des retraites de 2010, le débat sur le cinquième risque, le financement de la Sécu....m'ont fait choisir la Protection Sociale. Le sujet, portant sur la dépendance, fut donc sans surprise, tout comme celui de 2010 portant sur les retraites. ».

 

A choisir sans hésiter pour tous ceux du master donc. Pour les autres qui n’auraient pas eu de cours particuliers sur le sujet, plutôt des matières à éviter, on n’improvise pas « a capella» une dissertation sur la sécu sans en comprendre l’histoire et le système.

 

Attention à cette matière pour l’oral de l’EN3S, selon deux anciens du M2, maintenant élèves dans cette école :

« A mon avis, ne pas prendre droit de la sécu à l'oral de l'en3s si ce sont les mêmes [exigences] que l'année dernière. Très technique et très juridique, peu de sujets d'ensemble ou de réflexion, or c'est plutôt là dessus que nous étions préparés. »

« Un regret quand même, pour législation de la SS, que j'ai trouvé très difficile [à l’oral] et que je n'avais pas assez révisé avec le recul. J’ai eu comme sujet "Le paiement des cotisations" à l'oral, où j’ai été mis en difficulté. C'était en fait une matière très technique ».

 

 

·         Droit public :

Une matière incontournable pour tous les juristes qui de toute façon ne se posent même pas la question. Attention à la petite surprise cependant, dans droit public, il n’y a pas que du droit administratif, mais également du droit constitutionnel et parfois un saupoudrage de droit de l’union européenne. Les sujets sur ces thèmes sont cependant beaucoup plus rares.

A tous les autres pour qui le droit semble une matière rébarbative ou qui ont vécu leur licence à la fac comme un dur labeur, ne rejetez pas trop vite cette matière ! Déjà parce qu’elle est prévisible (les sujets sont rarement une surprise et se répètent souvent d’années en années) ensuite parce qu’elle se travaille très facilement en autonomie avec des livres très bien faits. Enfin, parce qu’elle permet à des élèves moyens de s’en sortir tandis que les autres matières demandent beaucoup de technicité. Balayez les idées reçues en ce qui concerne l’écrit, on ne vous demande pas de connaître toute la jurisprudence par cœur, simplement les grands arrêts, les grands principes, et les grands juristes, un peu de style et hop la moyenne est là.

Attention cependant pour le choix de cette matière à l’oral, comme le signale un élève de l’EN3S, ancien du M2 :

« Pour prendre droit public à l'oral, il faut avoir des connaissances très précises ; à l'écrit, les grands principes apurés par un peu de jurisprudence peuvent suffire. »

 

·         Santé publique :

Attention à cette matière, selon moi, elle représente un piège. L’année dernière elle a été choisie par quelques étudiants du M2 qui, avec le recul, ont regretté leur choix. Les sujets étaient assez techniques, sur des thèmes variés (pour DH notamment) et avec un programme vaste. Il ne s’agit pas d’une épreuve de culture G sur le thème de la santé, c’est une vrai matière à part entière qui comprend de l’épidémiologie, de la SVT, de la science, des connaissances en doctrines et j’en passe. Alors oui si vous êtes prêt à la bosser à fond ou si vous êtes issus d’une licence de science de la vie et de la terre et définitivement non si c’est un choix par défaut.

« Je crois qu'en santé publique à DH, du monde a été surpris ! » dixit un ancien du M2.

 

·         Droit hospitalier et droit des ESSMS :

Matières intéressantes à choisir, surtout pour les concours qu’elles concernent, en l’occurrence DH pour droit hospitalier et D3S pour le droit des ESSMS. En effet, les connaissances peuvent ensuite être « recyclées » pour l’oral de culture G, c’est toujours cela en moins à travailler.

 

·         Macroéconomie, finances publiques  et science politique :

Il s’agit bien de matières différentes, ne vous inquiétez pas, mais je les ai réunies car leurs problématiques me semblent similaires.

Ne pas hésitez à prendre ces options pour les étudiants venant de sciences-po ou ceux qui sont à l’aise dans ces matières. L’économie n’est pas mise en avant dans le master et c’est bien dommage  car, à mon avis, si on en possède les bases et qu’on la travaille sérieusement, on peut gagner facilement des points. Finance publique est un bon choix d’option pour les juristes surtout que cette matière se prépare très bien en autonomie.

 

·         Les matières scientifiques et techniques : maths, science physique, comptabilité privé et technique quantitatives :

Mille fois « oui » si vous avez des connaissances précises sur le sujet et si vous êtes issus d’une faculté qui a pour unique finalité de les étudier. Je m’explique : vous avez fait un IUT compta et cette matière vous est familière ? Vous sortez d’une prépa math sup et vous êtes prêt à vous y replonger ? Vous êtes un ancien de l’INSEE et les stats c’est votre passion secrète ? Alors pas d’hésitation à avoir, vous avez un boulevard devant vous et des notes qui dans certains cas peuvent monter jusqu’à 18 ou 19, imaginez les points gagnés !

Pour tous les autres « pas touche ! » on est dans la cours des grands, c’est du niveau licence ou master 1 que l’on exige dans ces matières alors n’allez pas tout gâcher avec une note éliminatoire !

 

·         Les épreuves facultatives : langue et sport :

Ces épreuves ont le grand avantage d’être optionnelles, seuls les points au-dessus de la moyenne sont comptabilisés et les notes éliminatoires n’y ont pas cours. A choisir sans hésitez, donc, si vous pensez avoir une chance de décrocher un 11 dans une langue que vous n’avez pas déjà prise à l’oral (obligatoire lui). Je pense aux sciences po en particulier qui peuvent s’en sortir brillamment en anglais, en espagnol ou en allemand. Des points en plus, on prend sans faire de snobisme, les admissions se jouent parfois au centième de point !

En ce qui concerne le sport, attention tout de même, sportif du dimanche s’abstenir, le niveau est assez haut et surtout il s’agit de trois épreuves dans trois sports différentes. Faites vous votre propre opinion en jetant un œil sur les grilles de notation disponible également sur légifrance. A noter que des candidats qui avaient choisi l’option sport ont pu annuler en peu avant le jour fatidique sans être pénalisés.

 

Un dernier conseil, ne sous-estimez pas les avis des anciens candidats et actuels élèves des écoles d’administration, parlez en autour de vous, triez les infos et choisissez ce que vous voulez mais en connaissance de cause.

Si vous avez des questions n’hésitez pas à poster un commentaire ou à envoyer un mail à l’association, les membres se feront un plaisir de vous répondre.

 

 

Béatrice FRETELLIERE

Membre de l'association des Anciens de la Salle Chateaubriand, administratrice du blog

Elève directeur d'établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux

à l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique de Rennes

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 10:20

Voilà un titre d’article qui laisse songeur. Si l’inscription au concours est fort heureusement gratuite, au nom du principe d’égal accès aux métiers de la fonction publique, le prix de la logistique qui gravite autour se chiffre rapidement à plusieurs centaines d’euros par personne. Prenons l’exemple d’un candidat Rennais (au hasard) : pour le concours de DH (ou de D3S, c’est selon), qui centralise la présence des candidats aux épreuves écrites à Rungis, le Breton devra prendre un train aller et retour. Par chance, il a moins de 25 ans, ce qui lui donne droit à une ristourne SNCF (frais de transport : 70€). Ajoutez à cela que le train n’a bien sûr pas la décence de vous descendre à Rungis, il conviendra de se munir d’un titre de transport transilien (frais de transport : 2x4 soit 8€). Le concours se déroulant sur plusieurs jours, prévoir 3 nuits sur place, en supposant que le candidat arrive la veille (ce qui est bien sage de sa part). Il doit alors louvoyer entre les prix de la jungle des hôtels de la chaîne Accords, de très bon marché (F1, Etap Hôtel) au smart (Mercure). Supposons que la personne lisant cet article ne soit guère fortunée, son budget s’élève en moyenne à 60€ la nuit pour un hôtel correct d’entrée de gamme (c’est Paris, ne l’oubliez pas), donc 180€ (frais de nuitée). Un étudiant aspirant admissible ne peut survivre sans se sustenter, or la zone de Rungis, si elle est vaste, n’est pas un bon terrain de chasse. Il n’a évidemment pas pensé à prendre sa gamelle ni son pack de survie galette-saucisse, il s’oriente donc vers les fast-foods et restaurants les plus proches, proposant essentiellement des produits décongelés et surgras, et ce deux fois par jour (frais de bouche en moyenne 10 € par repas : 60€). Ajoutez à cela un goûter et des gourmandises pour l’apport calorique indispensable durant et post-épreuve (frais de bouche : 10€).

Combien l’étudiant Rennais dépensera-t-il pour passer le concours de DH ?

Frais de transport + frais de nuitée + frais de bouche = 328€ approximativement, faisons cela 370€. A multiplier par le nombre de fois où il se rendra à Rungis, soit également pour D3S et AAH. Certains concours présentent l’avantage de se jouer à domicile pour les écrits, notamment IASS et EN3S qui ont un centre d’examen à Rennes, mais il y a bien sûr les épreuves orales d’admission, à Paris ou St Etienne dans tous les cas, et les frais de concours se rallongent inexorablement… Pour un étudiant passant ces 5 concours (écrits et oraux), nous estimons à 1.500€ le coût global des opérations, à vue de nez et fourchette haute.

 

En fait d’économies, comment réduire les coûts des concours sanitaires et sociaux ? L’Association des Anciens de la Salle Chateaubriand vous donne ici quelques conseils :

ð  Privilégier le covoiturage, surtout avec d’autres candidats : révisions de dernières minutes, voyage en chansons, partage des frais de transport, plus respectueux de l’environnement, moins cher que le train… Il n’y a que des avantages. Si l’hôtel est loin du lieu de concours, cela donne un confort supplémentaire.

ð  Partager la chambre d’hôtel, en choisissant éventuellement un hôtel plus haut de gamme, où l’on dormira mieux et où les petits déjeuners seront plus copieux. Nous déconseillons, pour Rungis, de retourner dormir à Paris chez la famille ou des amis : cela rajoute du transport et du stress, même si la solution parait plus économique. En province, les distances sont en général moins importantes, dans ce cas la chaleur d’un foyer et d’une bonne tablée après de rudes épreuves est un vrai bonheur.

ð  Anticiper les repas, pourquoi pas en se préparant des sandwichs ou des salades en avance, sur place les prix ne sont généralement pas avantageux.

 

Les concours demandent à être passés dans de bonnes conditions. Ne sacrifiez pas un certain équilibre et le confort sous prétexte du coût onéreux de certaines prestations. N’hésitez pas à faire part de vos bonnes pratiques à la suite de cet article, pour rendre les concours plus abordables financièrement !

 

Etienne MEUNIER

Président de l'Association des Anciens de la Salle Chateaubriand

Elève de la 51e promotion de l'EN3S

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