Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 15:19

Voici quelques éléments pour vous aider à préparer au mieux les épreuves d'admission au concours externe. Les anciens restent par ailleurs à votre disposition pour toute question ou conseil -> Pour nous contacter, c'est par ici http://anciens-sallechateaubriand.over-blog.com/contact.

1. Le format du grand oral

- un thème et un texte sont tirés au sort par le candidat, il choisit de traiter l'un ou l'autre. Temps de préparation : 30 minutes.

- le candidat présente son parcours et ses motivations concernant le métier d'Inspecteur devant le jury : environ 10 minutes.

- le candidat expose ensuite au jury son développement sur le thème choisi ou le commentaire du texte qu'il a tiré au sort : environ 10 minutes.

- Discussion avec le jury et réponses à des questions sur l'actualité sanitaire et sociale: environ 10 minutes. 

Les thèmes et les textes tirés au sort

Concernant les thèmes, ils peuvent être très centrés sur le secteur sanitaire ou social mais peuvent aussi porter sur des sujets de société plus généraux. Préparez-vous également à quelques sujets plus rares mais plutôt étonnants: le thème du chikungunya est par exemple tombé l'an dernier.

Voici d'autres exemples de sujets de l'an dernier :

- la liberté d'installation des médecins

- le parcours de santé

- la journée de solidarité

Concernant les textes, ils étaient en majorité en lien avec l'actualité sanitaire et sociale : article de presse sur le médiator par exemple. 

La discussion avec le jury

Lors de la discussion avec le jury, les questions de connaissances ont surtout gravité autour de la santé et du social. N'oublions pas toutefois que le concours IASS est un concours de la Fonction Publique d'Etat, nous avons donc eu également des questions sur l'organisation administrative.

Exemples de questions :

- Pouvez-vous me parler de la politique du handicap ?

- Qu'est ce que la RGPP ?

Nous attirons également votre attention sur la connaissance des nombreux sigles du secteur sanitaire et social : HAS, EHPAD, INVS, AEMO, MIGAC...

Enfin, il convient de bien connaitre le métier d'Inspecteur ! n'hésitez pas à aller revoir l'article de notre blog qui lui est dédié -> le métier d'inspecteur de l'action sanitaire et sociale 

2. Epreuve de langue vivante: 20 minutes

Cette 2nde épreuve de la phase d'admission comporte la lecture et la traduction d’un texte ainsi qu’une conversation avec un ou plusieurs examinateurs spécialisés dans l’une des quatre langues étrangères suivantes : allemand, anglais, espagnol ou italien. 

Le candidat bénéficie d'un temps de préparation de 20 minutes.

3. La Composition du Jury pour l'année 2014: 

Il est important de savoir à qui l'on s'adresse lorsqu'on aborde un jury de grand oral, prenez quelques minutes pour regarder la composition du jury 2014 disponible dans le PDF ci-contre.

 

Pour finir, continuez de suivre l'actualité sanitaire et sociale jusqu'au jour J !

Pour vous aider l'Association vous relaye régulièrement des informations ou des articles sur sa page facebook ... ouvrez l'oeil ! 

 

On vous souhaite bonne chance à toutes et à tous !

Repost 0
Published by Association des Anciens de la Salle Chateaubriand - dans Concours
commenter cet article
28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 13:46

Nous vous relayons dans le document ci-contre les résultats d'admissibilité pour les candidats du concours externe d'Inspecteur de l'Action Sanitaire et Sociale 2014.

C'est une très belle prestation pour les élèves du M2DG3S ! BRA-VO à tous !

Repost 0
Published by Association des Anciens de la Salle Chateaubriand - dans Concours
commenter cet article
1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 13:04
 

Pas à pas, vers une évolution de la conception de l’offre...

L’évolution de notre système de santé tend à s’ajuster sur les besoins de l’usager en passant d’une logique d’offre à une logique de parcours : un parcours centré sur la réponse à apporter aux besoins spécifiques de la personne.

Cette dynamique est très souvent évoquée comme solution aux enjeux actuels de notre système de protection sociale (par enjeu j’entends bien évidemment pérennité). Elle tend notamment à répondre au défi du vieillissement de la population et à ses conséquences en termes de prise en charge.

En soutien de cette argumentation, deux rapports du Haut Conseil de l’Avenir de l’assurance maladie de 2010 et 2011 ont mis en évidence que les insuffisances de coordination entre les secteurs sanitaire, social et médico-social sont les principales causes de rupture dans le parcours de santé des personnes âgées. Un décloisonnement de ces secteurs permettrait une utilisation optimale des ressources et la réduction du nombre d'hospitalisations évitables. Ainsi, pas à pas, nous allons vers les PAERPA !

 

PAERPA : personnes âgées en risque de perte d’autonomie… bienvenu « au petit nouveau » dans la longue liste des sigles du secteur sanitaire et social !

On notera ici que par personne âgée en risque de perte d’autonomie on entend « l’ensemble des personnes de 75 ans et plus pouvant être encore autonomes mais dont l’état de santé est susceptible de s’altérer pour des raisons d’ordre médical et /ou social » (cahier des charges projets pilotes PAERPA 2013).

 

La notion de PAERPA a timidement fait son entrée dans l’article 70 de la LFSS de 2012 :

« I. ― Des expérimentations peuvent être menées, à compter du 1er janvier 2012 et pour une période n'excédant pas cinq ans, dans le cadre de projets pilotes mettant en œuvre de nouveaux modes d'organisation des soins destinés à optimiser les parcours de soins des personnes âgées en risque de perte d'autonomie en prévenant leur hospitalisation en établissement de santé avec hébergement, en gérant leur sortie d'hôpital et en favorisant la continuité des différents modes de prise en charge sanitaires et médico-sociaux.

Les expérimentations sont mises en œuvre par convention entre les agences régionales de santé, les organismes locaux d'assurance maladie ainsi que les professionnels de santé, les établissements hospitaliers, les établissements sociaux et médico-sociaux et les collectivités territoriales volontaires. (…)

II. - Pour la mise en œuvre des expérimentations mentionnées au I et portant sur de nouveaux modes de coordination des soins pour prévenir l'hospitalisation en établissement de santé avec hébergement et gérer la sortie d'hôpital des personnes âgées en risque de perte d'autonomie, il peut être dérogé aux règles de facturation et de tarification (…). Les dépenses à la charge de l'ensemble des régimes obligatoires de base d'assurance maladie qui résultent de ces expérimentations sont prises en compte dans l'objectif national de dépenses d'assurance maladie mentionné au 3° du D du I de l'article LO 111-3 du même code. (…) ».

Les expérimentations qui en découlent sont restreintes en termes d’action et de financement mais les résultats sont positifs. Un soutien plus important et un travail plus global sont prévus à l’article 48 de la LFSS de 2013 :

« I. ― Des expérimentations peuvent être menées, à compter du 1er janvier 2013 et pour une durée n'excédant pas cinq ans, dans le cadre de projets pilotes mettant en œuvre de nouveaux modes d'organisation des soins destinés à optimiser le parcours de santé des personnes âgées en risque de perte d'autonomie.(…)

Les expérimentations sont mises en œuvre par le biais de conventions signées entre les agences régionales de santé, les organismes locaux d'assurance maladie, les professionnels de santé, les établissements de santé, les établissements sociaux et médico-sociaux, les collectivités territoriales volontaires ainsi que, le cas échéant, des organismes complémentaires d'assurance maladie.

II. ― Pour la mise en œuvre des projets pilotes définis au I, dans le cadre des conventions conclues à cette fin, il peut être dérogé aux règles de facturation et de tarification (…).

III. ― Sans préjudice de financements complémentaires prévus, le cas échéant, dans les conventions mentionnées au I du présent article, les dépenses nouvelles liées aux projets pilotes, notamment celles relatives à l'application des II et IV, sont imputées sur le fonds mentionné à l'article L. 1435-8 du code de la santé publique. Elles s'imputent sur la dotation mentionnée au 1° de l'article L. 1435-9 du même code et font l'objet d'une identification spécifique au sein de l'arrêté prévu au même article L. 1435-9. Par dérogation audit article L. 1435-9, les crédits affectés aux projets pilotes par cet arrêté ne peuvent être affectés au financement d'autres activités.

IV. ― Dans le cadre des projets pilotes, le suivi sanitaire, médico-social et social des personnes âgées en risque de perte d'autonomie peut comporter, sous réserve du consentement exprès et éclairé de chaque personne, la transmission, par les personnels soignants et les professionnels chargés de leur accompagnement social, d'informations strictement nécessaires à leur prise en charge et relatives à leur état de santé, à leur situation sociale ou à leur autonomie. (…) ».

Plus complet, l’article 48 de la LFSS 2013 octroie aux ARS une plus grande marge de manœuvre en élargissant les règles tarifaires dérogatoires, en favorisant le partage d’information entre les professionnels et en recourant au Fonds d’intervention régional, en plus des autres financements existants,octroyantainsi aux ARS une plus grande liberté tarifaire.

 

De manière plus concrète que peut-on dire sur les expérimentations PAERPA ?

Si la lecture de ces deux articles nous éclaire un peu sur la nature de ces expérimentations, il faut se référer à la lecture du cahier des charges des projets pilotes PAERPA de l’article 48 de la LFSS 2013 pour préciser les choses.

Les objectifs fixés par les projets PAERPA sont les suivants :

- Améliorer la qualité de vie et leurs aidants

- Adapter les pratiques professionnelles au parcours de santé de personnes âgées en risque de perte d’autonomie

- Créer les conditions favorables à la transversalité et à la coordination des acteurs

 

Pour cela des niveaux de coordination sont créés. Le cahier des charges en distingue trois :

- La coordination clinique de proximité : « la coordination rassemblera, sous l’égide du médecin traitant qui aura la charge de l’organiser, un infirmier (libéral ou coordinateur de services de soins infirmiers à domicile-salarié des SSIAD, centres de santé et SPASAD), un pharmacien d’officine et, le cas échéant, un ou plusieurs autres professionnels de santé (masseur-kinésithérapeute par exemple). Les professionnels de santé regroupés dans la coordination clinique de proximité sont ceux qui prennent en charge la personne, dans le respect du libre choix de son praticien par le patient. »

- La coordination territoriale d’appui : elle tend à permettre le rapprochement et la mise en cohérence des approches sanitaires, médico-sociales et sociales. « Celle-ci n’entraîne pas la création d’une nouvelle structure mais repose sur les systèmes de coordination et d’intégration existant déjà sur le territoire (centres locaux d’information et de coordination-CLIC, réseaux, filières, MAIA). Agissant selon un principe de subsidiarité (elle n’intervient que sur sollicitation des professionnels, des personnes ou de leurs aidants), elle soutient les professionnels de proximité tout en veillant à ne pas s’y substituer ni à les démobiliser. »

- La mobilisation des établissements de santé et médico-sociaux pour la gestion des transitions ville-hôpital-EHPAD : ces acteurs sont par nature concernés dans le parcours de soins des personnes âgées et ils devront participer activement aux dispositifs de coordination notamment dans la préparation du retour des patients et de la transmission des informations relatives à la prise en charge.

Au niveau de la gouvernance on peut facilement faire le lien avec ce qui existe au sein des Maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades Alzheimer avec les tables stratégiques et les tables tactiques. L’heure est bel et bien à la concertation !

Marisol TOURAINE résumait ainsi les expérimentations PAERPA :

« un parcours de soin adapté aux besoins des personnes âgées. Ces parcours se construisent sur les territoires et autour des acteurs locaux qui sont les premiers concernés. Les agences régionales de santé (ARS) coordonneront ainsi l'action du médecin généraliste, de l'EHPAD, du service de soins infirmiers à domicile (SSIAD), des urgences hospitalières ou des services d'hospitalisation sur un territoire donné. ». Loin de savoir précisément de quelle manière ces parcours se concrétiseront, l’engagement des pouvoirs publics s’oriente sur le parcours et la coordination des acteurs. En témoigne tout récemment le rapport du comité des sages piloté par Alain Cordier sur la stratégie nationale de santé qui prône « un nouveau mode d'administration des soins, qui ne seraient plus centrés sur les structures mais sur l'usager et les services à lui rendre » (Hospimédia) et recommande l’élargissement des PAERPA.

Pas à pas… les PAERPA… ça ne fait que commencer ! Le top départ pour les ARS est prévu en septembre prochain !

 

Anne-Sophie Couton

Elève Inspecteur de l'Action Sanitaire et Sociale

Repost 0
Published by Association des Anciens de la Salle Chateaubriand - dans Actualité Concours
commenter cet article
8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 15:13

En vue de la préparation de l'oral d'IASS, voici quelques thèmes sur l'actualité sanitaire et sociale de ces derniers mois :

  • Le rapport Couty: le pacte de confiance à l'hôpital

Edouard Couty, ancien directeur d'hôpital et conseiller à la Cour des comptes, a remis son rapport au gouvernement le 4 mars 2013. Commandé en septembre, ce rapport présente la particularité d'être issu d'une vaste concertation entre l'ensemble des acteurs du secteur sanitaire (fédération des hôpitaux, conférences de directeurs et de présidents de CME, conférence des doyens de facultés de médecine, syndicats des personnels médicaux et non médicaux), représentants des usagers, collèges des directeurs d'ARS. Le rapport final synthétise les conclusions des trois groupes de travail mis en place consacrés à la réaffirmation du service public hospitalier, à la rénovation du dialogue social à l’hôpital et à la refonte de la gouvernance des établissements. Il préconise avant tout de « rétablir le service public hospitalier sur l'ensemble du territoire » et avance 46 propositions.

La Ministre de la Santé, Marisol Touraine, a retenu 13 de ces propositions en vue de la stratégie nationale de santé, on peut retenir notamment la remise en cause de la tarification à l'activité : si celle-ci est adaptée aux courts séjours, de nouveaux mécanismes sont appelés à être mis en place pour les long séjours, par « une tarification au parcours ». La Ministre a également retenu la notion de service public territorial de santé : le territoire, ce doit être "la nouvelle frontière" de l'hôpital public », « l'ensemble des acteurs de santé partage sur un territoire donné la responsabilité de l'état de santé de la population." En pratique, il s'agit d'une « médecine de parcours », une coopération concrète tout au long du parcours de soins du patient entre tous les acteurs de santé, y compris les libéraux. Dans cette perspective, les moyens confiés aux Agences Régionales de Santé seront renforcés. Les ARS devront établir au début du mois de juillet un recensement des besoins territoriaux sous la forme de Schéma régional d'investissement en santé. Concernant les ARS, il est également à noter que l'engagement 10 affirme que les ARS devront développer une vision sur les ressources humaines de leur territoire, par un volet ressources humaines dans l'ensemble des projets régionaux de santé. Les missions des commissions régionales paritaires seront également renforcées.

  • La gestion des urgences à l'hopital, l'hopital debout

La DREES (Direction de la Recherche des Etudes de l'Evaluation et des Statistiques) a inscrit à son programme d’études pour 2013 la réalisation d’une enquête nationale sur les urgences hospitalières. Cette enquête est destinée à décrire la genèse du recours des patients aux urgences hospitalières, les difficultés éventuelles rencontrées lors de leur prise en charge, la diversité des organisations sur l’ensemble du territoire. Il s'agit par cette enquête de donner des éléments de réponses aux problématiques propres au service des urgences : l’augmentation constante du nombre de passages aux urgences, la prise en charge des personnes âgées, les difficultés rencontrées lors de la sortie des urgences, l’adéquation des moyens et effectifs des structures à l’activité.

  • Les critiques du dossier médical personnel

Le DMP s’inscrit aujourd’hui au cœur de la problématique de l’exploitation des données confidentielles des patients. L’Agence des systèmes d’information partagés de santé (ASIP), hébergeur informatique du DMP, souhaite mettre en place des messageries sécurisées de santé (MSS), qui auront notamment vocation à alimenter le DMP. La CNIL, dans une délibération du 25 avril 2013, a autorisé l’expérimentation de ces MSS tout en pointant les difficultés liées à l’effectivité du droit de regard des patients sur les informations échangées entre professionnels de santé.

  • A voir : les débats autour de sa mise en place effective, de son utilisation et de son coût financier.

  • Vers un renforcement de la démocratie sanitaire ?

Dans le cadre des crédits attribués aux agences régionales de santé au titre du fonds d’intervention régional (FIR) pour l’année 2013, Marisol Touraine, Ministre des affaires sociales et de la santé, a annoncé que 5 millions d’euros supplémentaires seront accordés à des actions de démocratie sanitaire en 2013. Ce montant servira notamment au recueil de l’expression des attentes et des besoins des usagers et des citoyens, soit par le recueil de la parole des usagers via les associations ou les collectifs d’associations qui les représentent ; soit par des débats publics initiés par des instances de démocratie sanitaire (conférences régionales de la santé et de l’autonomie, conférences de territoire) ; aux actions de formation des représentants des usagers, qui pourront être mises en œuvre par des associations et collectifs d’associations.

S'agissant de la démocratie sanitaire, il est à noter que les usagers peinent encore à trouver leur place au sein du système de santé. La formation des représentants des usagers, les moyens accordés aux associations, l'insuffisance de l'information mais également la culture des professionnels constituent notamment des freins à l'effectivité de la démocratie sanitaire.

  • Le Sunshine Act :

Le Sunshine Act pose la question des liens d’intérêts et de la transparence souhaitée (affichée ?) entre les laboratoires pharmaceutiques et les professionnels de santé. L’Ordre des médecins dénonce sur ce sujet le décret sur la transparence des liens d'intérêts entre industriels et professionnels de santé publié au JO le 22 mai 2013. L’Ordre précise que ce décret est loin de garantir la transparence et annonce un prochain recours en Conseil d’Etat.

  • L’adoption du plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale

Cinq grands principes pour une nouvelle approche du gouvernement ont été fixés dans ce plan: un principe d’objectivité, un principe de non stigmatisation, un principe de participation des personnes en situation de pauvreté à l’élaboration et au suivi des politiques publiques, un principe du juste droit, un principe de décloisonnement des politiques sociales.

Trois axes de réforme: réduire les inégalités et prévenir les ruptures, venir en aide et accompagner l’insertion, coordonner l’action sociale et valoriser ses acteurs.

Un Comité interministériel de lutte contre les exclusions se réunit tous les ans pour faire un bilan d’étape.

Principales mesures :

  • La création d’un registre national de crédits aux particuliers pour lutter contre le surendettement ;
  • Le lancement d’une réforme de RSA activité ;
  • Hausse simultanée de la CMUC et de l’ACS ;
  • L’engagement d’un rattrapage du niveau RSA socle ;
  • L’instauration d’une « garantie » jeunes pour les 18-25 ans sans emploi, ni en formation, en situation d’isolement et de grande précarité.

  • La préparation de la loi « autonomie » avec les trois Rapports Aquino, Pinville et Broussy

Au regard des enjeux démographiques, le vieillissement constitue pour la France un véritable défi. Il résulte de deux facteurs: l’allongement de la durée de vie et l’arrivée au sein de la population âgée des générations du baby boom. Cette dynamique de vieillissement de la population impacte directement les politiques publiques du logement, de la santé, des services de proximité, des équipements publics, de l’économie… Les politiques mises en œuvre autour du vieillissement ne doivent plus rester catégorielles ; il convient de faire de la prévention du vieillissement un véritable projet de société.

Michèle Delaunay a lancé en octobre 2012 deux missions pour préparer la future loi pour l’autonomie qui ont conduit aux rapports Aquino, Broussy, Pinville.

  • Rapport Aquino J.-P Anticiper pour une autonomie préservée : un enjeu de société

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/134000175/0000.pdf

  • Rapport Broussy L'adaptation de la société au vieillissement de la population : France : année zéro !

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/134000173/0000.pdf

Pour mémoire, le futur projet de loi comprendra 3 grands volets « anticipation prévention » « adaptation de notre société au vieillissement » « accompagnement de la perte d’autonomie »

A consulter également : le rapport Vasselle de 2011 Rapport d’information fait au nom de la mission commune d’information sur la prise en charge de la dépendance et la création du cinquième risque. http://www.senat.fr/rap/r10-263/r10-2631.pdf

En 2012, l’année européenne du vieillissement actif et de la solidarité intergénérationnelle a favorisé une multitude d’initiatives qui méritent d’être reconduites et systématisées dans toute la société au-delà d’une mobilisation ponctuelle. En effet, il existe aujourd’hui une réelle nécessité de cultiver une vision positive du vieillissement comme partie intégrante de la vie et de faire évoluer le dispositif législatif en place.

  • La Silver economy :

Lancée le 24 avril 2013, c’est une filière qu’il s’agit d’organiser et de structurer en France, en regroupant toutes les entreprises agissant pour et/ou avec les personnes âgées.

La silver economy consiste en la création de services personnalisés, de technologies pour l’autonomie, ces biens et services seront bientôt indispensables. Le vieillissement de la population française se double en effet d’une évolution sociologique et économique forte les « papy-boomers », cette génération née dans les années d’après-guerre, arrivent à l’âge de la retraite avec de nouvelles attentes quant à leur confort de vie.

C’est une opportunité à ne pas manquer pour l’industrie française. Cette nouvelle filière économique et industrielle sera grandement porteuse de croissance et d’emplois au cours des prochaines années. Son développement n’en est qu’à son début : aux Etats-Unis, nous en sommes à un taux de croissance de 12% par an.

  • Le développement professionnel continu

Le DPC, instauré par la loi HPST, s’applique depuis le 1er janvier 2013 à tous les professionnels de santé et vise à mieux articuler l’acquisition de compétences et l’évaluation des pratiques. Chaque directeur de structure doit permettre aux professionnels de santé de s’inscrire à un programme de DPC. Il est mis en œuvre par un organisme enregistré auprès de l’organisme gestionnaire du DPC et habilité par la commission scientifique de la profession. Le DPC est financé par l’enveloppe du plan de formation de l’établissement. A ce jour, sa mise en œuvre effective est questionnée étant donné le coût et le temps qu’il mobilise.

  • Le plan autisme 2013-2017

Le plan autisme 2013-2017 prévoit d’engager 205 millions d’euros pour accompagner les personnes autistes. Il est axé prioritairement sur le diagnostic précoce et l’accompagnement des plus jeunes. De plus, il s’inscrit dans la lignée des recommandations de l’ANESM et de la HAS : il vise à mettre en avant les approches éducatives et comportementales.

  • La recommandation du contrôleur général des lieux de privation de liberté d’intervenir en EHPAD

​​Dans son rapport annuel : « les EHPAD : lieux de privation de liberté ? »

Est-il nécessaire d’étendre la protection qu’assure la loi du 30 octobre 2007 (CGLPL) à de nouvelles populations soumises à des atteintes ou, surtout, à des risques d’atteinte à leurs droits fondamentaux ?

Le CGLPL avait déjà déposé un avant-projet de loi au premier ministre en mai 2012 pour étendre ses compétences aux EHPAD.

Dans son rapport, il donne trois arguments pour son intervention en EHPAD :

-Les personnes âgées dépendantes sont, en institution spécialisée, de fait privées de leur liberté (privation de liberté n’est pas de droit comme en prison ou en HS, mais de fait)

-La protection des personnes âgées en perte d’autonomie est une exigence humaine (liée à leur état dû à leur âge, perte d’autonomie consécutive au grand âge)

-Le devoir de transparence pour les familles et le grand public. (Le 7 janvier 2013, le gouvernement crée le « Comité national pour la bientraitance et les droits des personnes âgées et des personnes handicapées » (remplace le « Comité national de vigilance contre la maltraitance des personnes âgées).

A voir aussi :

  • Rapport SICARD sur la fin de vie en EHPAD et la fin de vie à domicile

  • Les salles de shoot :

Mise en place d'une salle de consommation de drogue à moindre risque à Paris dans le Xème arrondissement

  • La coordination du sanitaire et du médico social

Engagement du gouvernement à améliorer l’accès aux soins des personnes en situation de handicap.

  • La politique du médicament

Affaire du Médiator, les pilules de 3e et 4e générations, les retraits récents d’AINS, la vente de médicament en ligne, etc.

  • Les procès sanitaires en cours :

Scandale PIP, le Médiator, amiante, affaires relatives au scandale de la viande de cheval et plus largement sur la sûreté des aliments (Findus, Ikéa, …)

  • Mission confiée à Bernard PECHEUR, Conseiller d’Etat, sur l’évolution de la fonction publique dans les années à venir par le Premier Ministre

  • La cigarette électronique

Vers un renforcement de la réglementation autour de la cigarette électronique ?

  • La mise en place d’expérimentation des parcours de soins des personnes âgées en risque de perte d’autonomie (PAERPA)

L'association des Anciens de la Salle Chateaubriand

Repost 0
Published by Association des Anciens de la Salle Chateaubriand - dans Actualité Concours
commenter cet article
27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 15:21

En attendant la publication des résultats (oui oui, un jour ils voudront bien les publier...!!!) nous sommes en train de vous préparer un petit point sur l'actualité sanitaire et sociale de l'année avec les grands thèmes à ne pas manquer pour les oraux (article à venir dans quelques jours)

Au delà de l'actualité sanitaire et sociale, il nous est apparu pertinent de revenir un instant sur l'acte 3 de la décentralisation ... les conséquences sur l'organisation du secteur sanitaire et social étant importantes!

Comme vous le savez peut être, la France a longtemps été marquée par une hyper centralisation, sans équivalent en Europe. La loi Deferre de 1982 a marqué un tournant majeur pour l’organisation administrative de l’Etat. Il s’agit du premier acte de la décentralisation, guidé par au moins deux impératifs : favoriser la croissance sur l’ensemble du territoire, et renforcer la démocratie de proximité.

Néanmoins, cette organisation décentralisée a pour inconvénient de multiplier les échelons administratifs territoriaux et par suite de brouiller la répartition des compétences, brouillage qui peut constituer un frein dans la prise de décision.

Aussi, le gouvernement a décidé, parallèlement à la démarche de modernisation de l’action publique, de donner un nouvel élan à la décentralisation. Trois avant-projets de loi ont été examinés en ce sens le 10 avril dernier en Conseil des ministres. Ces avant-projets prévoient notamment :

  • La mise en place, dans chaque région, d’une Conférence territoriale de l’action publique, présidée par le président de région et destinée à coordonner et à répartir l’ensemble des actions publiques sur les territoires, et ce dans le cadre d’un pacte de gouvernance territoriale. Elle rassemblerait les représentants de l'ensemble des exécutifs locaux – régions, départements, métropoles, agglomérations –,des délégués de maires et de communautés de communes, ainsi que le préfet.

  • La création du Haut Conseil des territoires, lieu du dialogue permanent entre les représentants des collectivités territoriales et l’Etat

  • Le renforcement des métropoles. Leurs compétences seraient étendues, en matière de développement économique notamment. Les trois plus grandes métropoles du territoire, Paris, Aix-en-Provence et Lyon feraient par ailleurs l’objet d’un statut particulier. Les communautés d’agglomération et les communautés urbaines de plus de 400 000 habitants seraient transformées par décret en métropoles.

  • Le renforcement des compétences de chacune des catégories d’établissements publics de coopération intercommunale.

  • La clarification de la répartition des compétences entre les différentes collectivités territoriales. Le département est maintenu (à noter que le conseil départemental s’est substitué au conseil général - si si, je vous assure) et se verrait attribuer le statut de chef de file de l’action sociale (leur seraient notamment transférées l’autorisation et la tarification des établissements et services d’aide par le travail-ESAT).
  • Le projet de loi fait de la région le chef de file du développement économique et des aides aux entreprises

Les avis sur les conséquences d’une telle réforme sont bien entendu partagés.

Nathalie Raveau

Elève Inspecteur de l'Action Sanitaire et Sociale

Repost 0
Published by Association des Anciens de la Salle Chateaubriand - dans Concours
commenter cet article
1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 17:34

Nous vous proposons aujourd'hui un billet sur les réalités de la planification avec ci-dessous l'étude et l'analyse menée par deux membres de l'association sur ce thème. Vous trouverez en annexe le questionnaire élaboré par leurs soins qui leur a servi de base de travail.

 

 

Les réalités de la planification sanitaire, médico-sociale et ambulatoire

 

 

Alors que la loi Hôpital Patient Santé Territoire (HPST) du 21 juillet 2009 consacre la démocratie sanitaire comme pierre angulaire du système de santé français, il apparaît intéressant voire nécessaire de s'interroger sur la façon dont les acteurs investissent ce champ qui leur a été offert. Ainsi, nous avons souhaité comprendre comment les protagonistes vivent et font vivre la planification au quotidien. Notre étude ne se veut pas exhaustive, mais brosse un tableau de la manière dont les politiques de santé sont perçues tant par les professionnels que par les usagers. Nous avons échangé à ce sujet avec une vingtaine d'acteurs des secteurs sanitaire, médico-social et ambulatoire. Les questions que nous leur avons posées visaient à comprendre les réalités pratiques de la planification, telle qu'elle est appliquée au-delà des textes.

 

Lors d'une première étape, nous avons élaboré un questionnaire comprenant une dizaine de questions traitant tour à tour, du degré de connaissance de la planification, des évolutions ressenties avec l'entrée en vigueur de la loi dite HPST, de la place pour la démocratie sanitaire et sociale, et enfin des améliorations à apporter au système. Puis, nous l'avons soumis à des représentants du monde "hospitalier" (Praticiens hospitaliers et cliniciens, Attachés d'administration hospitalière, Directeurs d'établissements public et privé), du secteur médico-social (Directeurs d'EHPAD public et privé associatif), des professionnels libéraux médicaux et paramédicaux (médecins, infirmière, kinésithérapeute), des usagers (représentant au conseil de surveillance) , représentants de l'Agence Régionale de Santé, des élus (local et national) ainsi que des étudiants (médecins et dentiste). Les réponses apportées permettent de dresser un panorama de l'application concrète de la planification dans les territoires de santé.

 

Les constats tirés de l’analyse de ces réponses sont de deux ordres : Ils concernent d’une part la démocratie sanitaire et sociale, et d’autre part, la légitimité de la planification et les améliorations pouvant être apportées au dispositif.

 

I-   La concertation : quelles réalités pour la démocratie  sanitaire et sociale ?

 

A-   Une connaissance globalement insuffisante du dispositif

 

Nos premières questions portaient sur le degré de connaissance de la planification. Les réponses ont bien sûr été variables en fonction du rôle de la personne interrogée et de son implication dans la politique sanitaire et sociale. Ainsi par exemple, les Directeurs d’EHPAD qui ne sont pas confrontés à la planification avec autant d’acuité que les professionnels du secteur sanitaire, en ont-il une connaissance assez approximative.

Les disparités sont tout particulièrement sensibles entre personnel administratif et personnel soignant. Pour ces derniers en effet, la planification est de façon générale peu, voire pas du tout connue : l’étudiant dentiste de troisième année n’en avait jamais entendu parler.

Lorsque le terme « planification » est familier, il ne l’est souvent qu’au travers de ses outils (SROS, PRS), ou d’un point précis (par exemple la permanence des soins pour les médecins libéraux). Selon l’une des personnes interrogées, « on est confronté à la planification de façon passive ».

A noter que le représentant des usagers que nous avons rencontré avait une grande connaissance de ces problématiques, ce qui prouve qu’il est opportun d’ouvrir à un champ plus large d’acteurs la détermination de la politique sanitaire et médico-sociale.

 

On relève en effet de façon unanime un certain intérêt pour cette problématique. La volonté affichée des acteurs d’ « avoir des chiffres », de « comprendre », se heurte à l’absence d’un référent auquel s’adresser. Il semble y avoir une confusion des acteurs administratifs du point de vue des soignants. Un médecin nous avouait recevoir des papiers « à en-tête administrative » sans identifier précisément de quelle institution ils procédaient. Plusieurs personnes ont regretté le manque d’information, l’absence de cours ou de formation. Les syndicats, qui sont les interlocuteurs privilégiés des ARS ne réussissent pas forcément à toucher un public assez large pour assurer une transmission effective des informations. Lorsque nous avons évoqué les unions régionales de professionnels de santé, instances de concertation travaillant en étroite collaboration avec les ARS, nous avons été surprises de constater qu’elles sont méconnues des personnels soignants, alors même qu’ils en élisent les représentants.

 

B-   Démocratie sanitaire : la dichotomie des points de vue

 

Cette concertation large et affichée qui constitue une large part du travail des ARS, est supposée mettre en œuvre la démocratie sanitaire. Citons par exemple le chiffre de 1500 entretiens réalisés par une ARS lors de la préparation du dernier projet régional de santé. De plus, la loi HPST a créé de nouveaux espaces de dialogue, comme les Conférences Régionales de santé et de l’autonomie, les IPC, ou encore le contrat local de santé, qui est l’occasion de réunir tous les acteurs sanitaires et sociaux et de réfléchir autour de questions transversales. La place plus importante reconnue aux usagers leur a également donné plus de légitimité sur des problématiques dont ils étaient auparavant exclus.

 

Cependant, malgré la volonté de donner un réel appui à la démocratie sanitaire et sociale, les réponses fournies par les professionnels ne peuvent que témoigner d’un échec de cet objectif. Ils ne se sentent ni écoutés, ni représentés ce dont témoigne un médecin, nous confiant que « la permanence des soins, on la subit ». Les élus quant à eux ne se sentent pas pris en compte de façon égale en fonction de leur statut (« petits élus/grands élus »). Les acteurs du médico-social, même s’ils ne se sentent pas encore réellement concernés par la planification, sont inquiets par le manque de visibilité quant à leur avenir, et craignent une fusion avec le sanitaire, qui pourrait conduire à la négation de leur spécificité (à savoir qu’ils constituent un lieu de vie avant tout). Les usagers, eux, s’ils se sont vu reconnaître une plus grande place dans le système de santé, notamment à travers leur présence au Conseil de surveillance de l’hôpital ou à la Commission des relations avec les usagers et la qualité de la prise en charge, interviennent encore assez peu au sein de ces instances, selon un élu.

En revanche, les usagers font valoir une meilleure prise en compte de leur point de vue, à travers notamment les questionnaires de fin de séjour, les enquêtes téléphoniques, ou l’attention portée à leurs réclamations.

 

Les professionnels de l’hôpital ont également exprimé des regrets concernant l’amoindrissement des attributions dévolues aux instances, ce qui est selon eux, de nature à éloigner davantage administratifs et soignants. Selon un médecin hospitalier, « les projets souhaités par les soignants dépendent du bon vouloir du directeur, lui-même très cadré par l’ARS ». La loi de 2009 a eu, sur ce point, un impact négatif, car alors qu’auparavant, « on parlait le même langage », il n’y a désormais plus d’ « interpénétration des univers » [soignant et administratif].

 

Parallèlement, sur le point de savoir si l’organisation du système sanitaire et médico-social sur un territoire de santé est pertinente, les réponses obtenues font plutôt état de territoires de santé éloignés des réalités. Le directeur d’EHPAD public que nous avons interrogé soulignait le fait que, bien que son établissement compte une liste d’attente de 200 personnes, il était considéré comme étant positionné dans un « territoire bien doté » en termes d’offre d’hébergement.

L’usager exprime une crainte du secteur associatif et des familles quant à la réorganisation des établissements notamment médico-sociaux, dont le rapprochement voire la fusion pourrait conduire à des difficultés d’accès aux soins.   

 

Ainsi, on constate une certaine défiance à l’égard de la planification, qui s’explique par un « dysfonctionnement de la démocratie sanitaire », dont l’un des interrogés dit qu’elle « n’est pour le moment pas effective, seulement déclarative ».

 

C-   Les professionnels de santé se sentant contraints par l’ARS

 

Finalement, l’échec de la démocratie sanitaire et sociale entraine un sentiment de marche forcée du dispositif de planification de la part des professionnels.

Concernant la contractualisation, nous avons entendu et relevé la notion de « fausse contractualisation ». Ce sentiment s’explique par un manque d’implication ressenti des professionnels sanitaires et médico-sociaux dans la définition des politiques les concernant. Certaines expressions employées sont particulièrement révélatrices de cette incompréhension, parmi lesquelles nous avons retenu que « parler de contrat est un abus de langage », « l’établissement propose et l’ARS dispose », ou encore que « ils [les politiques et administratifs au sens large] définissent un moule, il faut rentrer dedans ».

 

Le fossé qui semble s’être creusé entre l’ « administration » (au sens large) et les acteurs « de terrain » s’il en est, se dessine également entre le niveau local et le niveau national. On sent à cet égard une défiance des acteurs locaux envers des politiques nationales qu’ils considèrent inapplicables au niveau local. Les objectifs quantifiés de l’offre de soins sont ainsi présentés par un Directeur d’établissement comme 30% supérieurs à ce que l’on pourrait raisonnablement attendre. Plusieurs Directeurs d’établissement regrettent également l’absence de prise en compte de l’existant, une « mise en place de réformes sans respect du travail fourni » auparavant, ce qui est dévalorisant et mal perçu. Les médecins libéraux, quant à eux, s’étonnent de ne pas être consultés sur la mise en place des dispositifs permettant la permanence des soins.

 

Toutefois, ces constats qui tendent à conclure à l’absence de base réelle pour la démocratie sanitaire, doivent être nuancés.

En effet, les acteurs du secteur médico-social semblent pour le moment trouver un certain équilibre dans la mise en place de leur planification. Bien qu’ils soient dans l’ignorance de l’évolution de leur statut, particulièrement par rapport au secteur sanitaire, ils semblent actuellement conserver une marge de manœuvre.

Un Directeur d’EHPAD soulignait ses bons rapports avec l’ARS, et la marge de manœuvre dont il disposait, qui était selon lui liée entre autres au bon fonctionnement de son établissement.

 

Ainsi, même s’il est incontestable que la démocratie sanitaire n’est aujourd’hui pas réalisée, du fait d’une incompréhension majeure entre auteurs de la planification d’un côté, et acteurs de la planification de l’autre, il faut remarquer que pour autant, le principe même de la planification est aujourd’hui bien ancré dans les esprits, et reconnu comme nécessaire de façon unanime. Ce n’est donc pas tant le fond que la forme de la planification, qui aujourd’hui, pose problème.

 

II-   La planification : un outil nécessaire mais perfectible

 

A-    La nécessité d’une planification : un constat unanime pour le volet sanitaire et médico-social 

 

Il existe un consensus entre les personnes interrogées sur l’utilité de la planification  voire sa nécessité. Elle constitue un outil dont personne ne remet en cause le bien-fondé. Ainsi comme le souligne un directeur d’hôpital, la santé n’est pas un secteur classique. Il ne peut être livré aux seules lois de l’offre et de la demande ou bien à la « main invisible » du marché.  Néanmoins, le constat tiré poursuit des objectifs contradictoires, permettre des économies de moyens et une bonne couverture territoriale des soins. Certains rappellent à cet égard l’importance de ne pas enfermer la planification dans la poursuite d’un but exclusivement comptable et financier. Malgré la large concertation opérée par les ARS les différents acteurs regrettent que la procédure décisionnelle ne fasse pas davantage l’objet d’une coopération afin d’être en plus conforme aux attentes sur les territoires.

 

B-   La nécessité d’une planification : une opinion divisée pour le volet ambulatoire

 

            Si le volet sanitaire de la planification fait l’unanimité, l’opposabilité du volet ambulatoire génère des opinions plus hétérogènes. Sans surprise les professionnels du secteur sanitaire sont davantage partisans d’un régime d’autorisation à l’installation. Comme le résume bien un directeur, la tendance actuelle laisse penser qu’elle interviendra tôt ou tard car il n’est pas normal que les médecins libéraux soient les seuls non concernés par la  planification de l’offre, d’autant qu’ils sont payés par la collectivité. Partant, ce ne sont pas des « libéraux » à proprement parler. Selon l’infirmière libérale interrogée, les praticiens n’admettent pas cet état de fait pourtant indéniable.  Certains proposent afin résoudre cette problématique, de laisser le choix aux médecins d’entrer dans le secteur purement libéral avec une totale liberté d’installation et un déconventionnement  ou, de rester conventionnés et  d’accepter les contraintes liées au service public.

Les autres acteurs ont un discours plus nuancé sans toutefois présenter une opposition totale. Leurs propos oscillent entre le principe de réalité qui implique de repenser le système d’installation des praticiens libéraux et les limites présentées par une installation contrainte. En effet, les principaux intéressés allèguent l’importance de résoudre le problème des déserts médicaux par une politique publique de désenclavement plus globale. Quant aux internes en médecine, ils soulignent l’importance de ne pas dissuader les jeunes professionnels avec un système trop rigide d’autorisation (avec l’impression qu’elle sera presque nominative) rappelant qu’ils ont aussi une vie personnelle qu’ils ne souhaitent pas sacrifier. Néanmoins,  cette inquiétude est bien comprise des personnes interrogées notamment à l’agence régionale de santé ou chez les élus. Malgré les réticences relatives à l’opposabilité de la planification ambulatoire, les différents acteurs ont tous été force de proposition, montrant par là même leur implication et leur volonté d’entrer dans un dialogue constructif y compris chez les médecins. Ainsi, les maisons pluridisciplinaires sont évoquées comme un dispositif d’avenir. Néanmoins, le dispositif législatif proposé actuellement (*) apparaît pour nombre des interrogés comme illusoire étant donné le caractère aléatoire de son financement. Dès lors, la solution  qui se dessine correspond à une coopération moins formelle. Quant au salariat, il représente une possibilité de plus en plus sollicitée par les médecins rejoints par les élus. Cette évolution est considérée comme significative pour l’ARS. Mais elle doit être nuancée, d’une part par le manque de succès des propositions de postes de médecins salariés dans les zones désertées, et d’autre part par le coût d’une telle politique qui explique selon certains l’absence de position officielle sur la question de la part de l’Etat amenant même à penser que la solution que ce dernier laisse se profiler est celle d’une prise en charge de plus en plus privatisée par le biais des mutuelles et assurances. En outre, l’élu local évoque le contrat local de santé comme un instrument de travail intéressant  qui permet la reconnaissance officielle de l’implication dans une démarche collective des acteurs locaux. Basé sur le volontariat, il les fédère autour d’objectifs cohérents, claires et précis malgré son impact avant tout politique. Ces réponses variées illustrent la complexité des enjeux cristallisés par la planification, aucun système n’apparaissant comme complètement satisfaisant.

 

 

C-   De nombreuses propositions d’amélioration du dispositif actuel


Les acteurs interrogés ont été invités à formuler des propositions d’amélioration du système. Les réponses ont été nombreuses marquant ainsi une nouvelle fois leur intérêt pour la question et la richesse de la concertation qu’ils réclament. Les premières réponses vont dans le sens d’une demande d’amélioration de la reconnaissance de chaque acteur. Elle passe par une concertation véritable et plus représentative pour certains malgré les limites présentées par une trop large consultation. Plus encore, les remarques convergent vers la contrainte importante et la dureté des réformes mises en œuvre ainsi que le manque de pédagogie des pouvoirs publics à l’égard des principaux intéressés. Enfin, la reconnaissance de chacun passe par la définition claire des tâches qui  lui incombent.  Ainsi, la place des usagers doit être encore affirmée celle-ci allant de pair avec leur responsabilité. Quant aux professionnels, le glissement des tâches entre eux doit être encadré afin d’être sécurisé et de garantir la qualité de la prise en charge des usagers. Le secteur médico-social ne doit pas être réduit à du long séjour. Il doit conserver sa caractéristique de lieu de vie. Enfin si chaque acteur doit voir sa place reconnue, les élus rappellent l’importance de la co-construction de la politique médico-sociale avec le conseil général. Les propositions vont également dans le sens de l’amélioration de la prise en compte des besoins de l’usager par la coordination et de coopération. Toutefois comme le souligne un directeur elles doivent être guidées avant tout par l'intérêt de l'usager. Or, celui-ci  a d’abord besoin de services complets et de proximité. A titre d’exemple, le rapprochement des EHPAD avec les unités de longs séjours ne répond pas en premier lieu aux besoins des personnes âgées qui ont d’abord besoin de partenariat entre spécialistes de leurs pathologies et établissements d’hébergement. Pour les élus la région a un rôle important à jouer à ce niveau. Enfin, les propositions formulées portent sur la nécessité d’une clarification de la politique de santé (simplification du Projet régional de santé, clarification des nombreux objectifs, ralentissement de la prise de décisions, transparence plus grande de la volonté de l’ARS et de l’assurance maladie à l’égard des professionnels qui voient leur collaboration avec ces institutions comme un contrôle de celles-ci qui ne dit pas non nom).

 

 

 

Pour conclure, la planification est un outil nécessaire que les professionnels de santé semblent prêts à utiliser et à mettre en œuvre. Le principal problème réside dans le fait que les ARS, qui mettent en place cette planification sont un organisme, qui bien qu’il tente de s’ouvrir, de dialoguer avec les acteurs sanitaires et médico-sociaux, reste lointain et opaque aux yeux de ces acteurs.


Il faudrait ainsi plus de transparence, de pédagogie pour permettre à tous les professionnels concernés par la planification d’être réellement au fait de questions qui les concernent, et dont ils aspirent à se saisir, afin d’être investis dans la recherche de solutions.


La planification serait alors beaucoup moins perçue comme avançant « à marche forcée », et pourrait être un outil plus consensuel, et partant, plus efficace. Mettre en place des actions de formations, des référents auxquels les professionnels pourraient s’adresser ne permettra sans doute pas de résoudre tous les problèmes, mais aurait au moins le mérite d’impliquer les acteurs « de terrain » plus largement, et de dépasser la ligne de fracture entre des professionnels, qui, certes, ne parlent pas toujours le même langage, mais qui ont pourtant les mêmes objectifs et se doivent de travailler ensemble pour les atteindre.

 

 

Pauline Robineau 

Elève Directeur d'hopital

 

et

 

Ségolène Lebreton

Elève Directeur d'établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux

 

 

 

-   ANNEXE   -


 

Questionnaire relatif aux réalités de la planification sanitaire, sociale et ambulatoire en 2011

 

 

 

Partie I: Connaissance de la planification

 

 

Question 1: Connaissez-vous la planification, et si oui, qu'en savez-vous?

 

 

Question 2: Si réponse négative à la question 1:

La planification est un système de gestion de l'offre de soins qui s'est développé à partir de 1970 (via la carte sanitaire) d'abord dans le champ hospitalier, et qui s'est ensuite étendu aux secteurs social, médico-social, et ambulatoire. La planification vise à rationaliser l'offre en l'adaptant aux besoins de la population d'un territoire de santé donné. Elle est mise en œuvre par les Agences Régionales de Santé (ARS). Elle s'appuie notamment sur des outils tels que le Projet Régional de Santé (PRS), le Schéma Régional de l'Organisation des Soins (SROS) ou le Schéma Régional d'Organisation Médico-Sociale (SROMS) , ainsi que sur un régime d'autorisations.

 

Cette définition vous aide-t-elle à comprendre la notion de planification? Si oui, en avez-vous déjà entendu parler ou y avez-vous déjà été confronté dans le cadre de votre activité professionnelle?

 

 

Question 3: Comment avez-vous eu connaissance de la planification (syndicat, ordre professionnel, contact du ministère, ARS...) ?

 

 

 

Partie II: Les évolutions liées à la loi HPST de 2009

 

 

Question 4: Pour les acteurs du secteur hospitalier: Avez-vous ressenti un tournant, sur le plan de la planification, avec l'entrée en vigueur de la loi HPST? Si oui, quelles ont été les modifications résultant de cette loi?

 

 

 

Question 5: Pour les acteurs du champ social et médico-social, ou ambulatoire: En quoi la planification telle que résultant de la loi de 2009 a t-elle modifié votre activité professionnelle?

 

 

 

Partie III : Quelle place pour la démocratie sanitaire et sociale?

 

 

Question 6: Vous sentez-vous impliqué dans la détermination des outils de planification (avez-vous par exemple été consulté par l'ARS...?), ou avez-vous l'impression que la planification est composée de mesures unilatérales, imposées d' « en-haut »?

– D'un point de vue personnel

– Du point de vue de votre corps professionnel (cf Conférence régionale de la santé et de l'autonomie, syndicats professionnels...)

– Du point de vue de votre établissement

 

 

Question 7: On parle de contractualisation entre les ARS et les professionnels de santé. Quelle est votre marge de manoeuvre dans la négociation de ces contrats?

 

 

Question 8: En quoi consiste concrètement la planification dans votre quotidien?

 

 

 

Partie IV: Critiques et perspectives

 

 

Question 9: La planification devrait-elle à votre sens, être contraignante pour le volet ambulatoire, comme elle l'est désormais pour le volet sanitaire et médico-social?

 

 

 

Question 10: La planification est-elle selon vous un outil utile/nécessaire?

 

 

 

Question 11: Quelles sont les modifications qui selon vous pourraient être apportées à la planification telle qu'elle existe aujourd'hui?

 

 

Repost 0
Published by Association des Anciens de la Salle Chateaubriand - dans Concours
commenter cet article
10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 17:12

Beaucoup d’entre vous préparent actuellement les concours sanitaires ou médico-sociaux. Lorsqu’ à l’occasion des fêtes, vous  expliquerez que parmi eux figurent le concours de directeur d’établissement sanitaire social ou médico-social, ou directeur d’hôpital, votre tonton et votre grand-mère comprendront à peu près de quoi il retourne, chacun ayant une certaine idée (souvent imparfaite, pour le moins lacunaire) de ce que recouvre ces fonctions. Il n’en est souvent rien pour le métier d’inspecteur de l’action sanitaire et sociale. Pour vous faire gagner des points aux repas de famille, nous vous proposons un petit récap’ des missions d’un IASS.

Comme son nom l’indique l’IASS est un inspecteur et peut à ce titre inspecter, contrôler et évaluer le fonctionnement de structures sanitaires et sociales. Si cette mission est peut-être la plus symbolique des IASS, elle est loin de rendre compte de la diversité des fonctions du métier.

De manière générale, un inspecteur est chargé de mettre en œuvre les politiques sanitaires et sociales sur les territoires. Il a ainsi des missions de planification, d’animation territoriale et d’évaluation des actions mises en place et peut être amené à exercer des fonctions d’encadrement.

Planification ? Animation territoriale ? Evaluation ? Veuillez nous excuser pour ces termes très/trop généraux et qui ne doivent pas vous dire grand-chose… C’est qu’à ces missions très globales s’ajoute une diversité des champs d’action dont nous allons ici essayer de vous rendre compte pour présenter le mieux possible le métier d’IASS.

 

Une des grandes singularités du métier d’IASS c’est que l’inspecteur peut aussi bien intervenir dans le secteur sanitaire, médico-social et de la cohésion sociale. On retrouve ainsi les IASS dans les ARS et leurs délégations territoriales et dans les directions régionales ou départementales de cohésion sociale. A des missions très générales se superpose ainsi une grande diversité de métiers.

De manière pratique, sur la base du projet régional de santé, un IASS en ARS peut notamment travailler :

  • sur le domaine hospitalier : la conclusion du CPOM entre l’ARS et le CHU de Lyon, la conclusion du contrat de retour à l’équilibre financier entre l’ARS et le CHU de Nantes, le renouvellement de l’autorisation de l’IRM du CH de La Roche
  • sur l’organisation du premier recours : la mise en  place d’un centre de santé à l’Ile d’Yeu
  • sur la permanence des soins : l’organisation du tableau des gardes en Vendée
  • sur la prise en charge des personnes handicapées : la restructuration de l’hébergement temporaire des personnes âgées en Pays de la Loire, l’allocation de ressources pour les établissements
  • sur la prise en en charge des personnes handicapées : les appels à projets pour résoudre le problème des amendements Creton en Pays de la Loire (jeunes handicapés de plus de 20 ans), inspecter des établissements.

Pour travailler sur ces thématiques, l’IASS peut être affecté au siège d’une ARS ou dans l’une de ses délégations territoriales. De manière un peu caricaturale un IASS en DT est principalement chargé de l’animation territoriale tandis qu’un IASS au siège est spécialisé sur une thématique (tarification des établissements pour personnes âgées par exemple).

 

De son côté, un IASS en cohésion sociale intervient dans des administrations d’Etat issues de la réforme générale des politiques publiques : les directions départementales de la cohésion sociale (et éventuellement de la protection des populations dans certains départements DDCS-DDCSPP), et les directions régionales de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS, entraînez vous !). 

Les missions assurées par l’IASS dans ces directions demeurent inchangées et sont communes,  dans une large mesure, à celle assurées en ARS et DT. Les champs d’intervention de l’inspecteur sont là aussi multiples. Ce dernier pourra notamment intervenir en matière :

  • d’hébergement, avec par exemple la gestion du budget opérationnel de programme 177 (il va falloir apprendre à apprécier la gestion budgétaire), l’allocation de ressources, l’évaluation et le conseil aux centres d’hébergement et de réinsertion sociale
  • d’action en faveur des personnes handicapées, avec le contrôle des séjours de vacances adaptées organisées pour personnes handicapées
  • de protection juridique des majeurs, avec l’autorisation, la tarification et le contrôle des services mandataires judiciaires
  • de suivi des formations médicales et paramédicales (nous vous avions prévenu que ce métier était varié…)
  • de politique de la ville, en assurant la mise en œuvre des contrats urbains de cohésion sociale

Il ne s’agit là bien sûr que de quelques illustrations, et non d’une liste exhaustive des politiques et actions mises en œuvre par l’inspecteur de l’action sanitaire et sociale placé en direction de la cohésion sociale. S’agissant de la répartition des compétences DR/DD, les agents placés en DRJSCS ont, sur la plupart de ces thématiques, des fonctions qui sont davantage de coordination, de pilotage et d’expertise.

 

Pour conclure sur la présentation du métier d’IASS, nous ne pouvons manquer de souligner les enjeux qui se cachent derrière notre métier. A l’heure où l’environnement social est désigné comme le premier déterminant de la santé, l’IASS dispose de grandes qualités : la globalité de ses champs d’action, la capacité à interpeller les interlocuteurs compétents et la diversité des outils existants,… autant d’atouts qui lui offrent une grande capacité à agir et innover dans le champ sanitaire et social. 

   

Anne-Sophie Couton et Nathalie Raveau

Elèves Inspecteur de l'Action Sanitaire et Sociale

 

Repost 0
Published by Association des Anciens de la Salle Chateaubriand - dans Concours
commenter cet article
1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 21:41

Pour sortir un peu le nez des manuels, voici une sélection de sites internet utiles pour trouver l’actualité juridique du moment, compléter vos fiches de cours ou accéder à des cours entiers en ligne.

 

 

  •   Les sites de référence bien connus des juristes pour trouver des informations fiables, des textes de lois ou des rapports publics :

 

Ø  http://www.legifrance.gouv.fr/

Ø  http://www.ladocumentationfrancaise.fr/

Ø  http://www.lexisnexis.fr/

 

  •  Les sites permettant de suivre l’actualité juridique (avec en prime parfois des analyses ou débats pertinents en libre accès) :

 

Ø  http://www.publicsenat.fr/

Ø  http://www.dalloz-actualite.fr/

 

Ces deux sites sont très bien faits, on y trouve des analyses politiques pointues qui demeurent abordables ainsi qu’une information complète et fiable sur l’actualité juridique et politique du moment.

 

Ø  http://chevaliersdesgrandsarrets.com/  Tenu par des étudiants en droit ce blog livre de façon régulière des analyses sur l’actualité juridique, des comptes rendus de colloques, des commentaires d’arrêts ou encore des dissertations. Si l’information y est généralement de qualité nous vous invitons à toujours lire avec un œil critique et averti les différents billets que vous trouverez sur ces blogs.

 

(Pour les plus « geek » : possibilité de les suivre sur facebook !)

 

Ø  Drôle d’en droit, le blog du Professeur Guglielmi http://www.guglielmi.fr/  Au-delà du partage de points de vue sur l’actualité juridique on y trouve des cours et TD de droit public pour certains accessibles en ligne.

 

  •  Les sites où trouver des fiches et des cours de droit public en libre accès :

 

Ø  http://www.lex-publica.com Site internet du Professeur Coulibaly, les cours de droit public, les conseils de méthodologie et les TD sont en libre accès, téléchargeables en PDF ou doc. Les cours de droit administratif et de droit de la fonction publique sont complets et de bonne qualité.

 

Ø  Constitweb le blog du Professeur Ferretti http://ferretti.imingo.net/ Ce site dédié au droit constitutionnel donne accès à des cours, des conseils et des billets sur l’actualité juridique du moment. Le site est relié aux autres sites tenus par le Professeur Ferretti sur les institutions administratives et sur les finances publiques. Une information riche, fiable et de qualité à portée de clic.

 

Ø  http://www.le-politiste.com/ Ce site regorge de fiches en droit public, économie, finances publiques et science politique. Restez vigilent ! certaines ne sont pas forcément à jour mais elles peuvent constituer une bonne base de départ pour aborder un thème. Elles ont globalement été faites avec sérieux en droit public, le travail à faire pour réactualiser peut être un mode d’appropriation de la fiche telle qu’on la trouve.

 

Ø  Enfin le fameux http://www.fallaitpasfairedudroit.fr/  qu’on ne présente plus ! Encore une fois, les billets n’étant pas réactualisés veillez à faire le tri dans les informations que vous trouverez.

 

 

N’hésitez pas enfin à vous inscrire à la newsletter de l’annuaire de sécu sur http://www.annuaire-secu.com/ ou à lire les pages IDEES sur Le Monde.fr (les débats et points de vue de la rubrique Société sont une vraie source d’informations  pour renforcer sa culture générale) 

 

A quelques heures du début des épreuves écrites du concours de IASS, nous terminons ce billet en vous souhaitant bon courage pour ces prochains jours !

 

Camille Lacout

Elève Directeur d'établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux

pour l'Association des Anciens

Repost 0
Published by Association des Anciens de la Salle Chateaubriand - dans Concours
commenter cet article
16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 18:34

La période de révision entre l’admissibilité et les oraux d’admission est souvent la plus intense de la préparation d’un concours. Le candidat ne veut pas perdre le travail fourni et souhaite mettre toutes les chances de son côté, surtout que la réussite devient soudainement beaucoup plus concrète !

Il est cependant important de se ménager des temps de pauses durant cette période. Un concours est une sorte de marathon intellectuel et il ne s’agit pas d’arriver complètement lessivé à l’oral, la tête garni de savoir mais psychologiquement incapable de le mobiliser. Le jury peut également « chatouiller » le candidat et un bon moral permet de ne pas se laisser déstabiliser.

Le conseil est bien d’aller boire un café ou un verre avec des amis de temps en temps, de faire un petit retour aux sources chez « papa/maman » ou encore de regarder le dernier épisode de « Desperate Housewives » (pour les filles), « Homeland » (pour les garçons) ou « Engrenages » (pour les francophiles).

A tous les irréductibles, qui ne supportent pas l’idée de faire quelque chose d’absolument inutile pendant aussi longtemps, voici quelques propositions pour réviser de manière ludique ! Travailler l’actualité et la culture G se prête bien à un certain amusement si on a les bons outils.

Une émission de télé : " Déshabillons-les " sur Public sénat

Cette émission vaut vraiment le coup. Elle détricote l’actualité politique avec une vision très neuve, beaucoup de recul et surtout pas de langue de bois, ce qui en la matière est assez rare, soyons franc. Les thèmes sont variés, voici les plus récents : « Une campagne à l’américaine », « les riches bouc-émissaires », « François Hollande : trêve de normalité »… (Appréciez le jeu de mot). La présentatrice garde le ton juste, entre décontraction et sérieux. Cette émission réserve souvent des surprises et permet de se créer un peu « culture politique » sur des sujets d’actualité.

Un podcast : "2000 ans d’Histoire" de Patrice Gelinet

Autrefois existait une très bonne émission sur France inter « 2000 ans d’histoire » (paix à son âme), mais quelqu'un ayant eu la (mauvaise) bonne idée de nommer Patrice Gélinet au CSA, nous voici privé de ce petit bijou de la radio française. Heureusement pour nous, un blog très bien fait regroupe les épisodes et nous permet de les réécouter à volonté. Le  principe de l’émission ? On ne peut plus simple, un thème historique est choisi, parfois très pointu (l’appel du 18 juin) parfois plus large (l’érotisme), parfois mythique (la tour Eiffel) ou beaucoup moins connu (La catastrophe de courrière) et un invité s’exprime sur le sujet sous les questions et précisions de l’animateur. Rien de plus simple, et pourtant, Patrice Gélinet nous entraine littéralement dans l’Histoire, il l’a fait vivre, lui donne de la consistance et nous voici suspendu à ses lèvres, comme un enfant de huit ans écoutant un conte. Un véritable plus pour la culture générale et franchement, on y prend beaucoup de plaisir.

Une émission de radio : " Il était une mauvaise foi " de Jean-Pierre GAUFFRE 

Petite chronique radio de France info pour quelques minutes de second degré.  Jean-Pierre Gauffre part d’un fait d’actualité avec un angle d’approche assez paradoxal, pour mieux le tourner en dérision. Un brin sarcastique souvent drôle et bien formulé, à écouter du lundi au vendredi à 6H55 et 11H57.

Une application de Smartphone : " Se coucher moins bête "

Le Smartphone peut vous aider à réviser votre oral de concours. Pour une fois, le fait de trifouiller en permanence ce petit gadget ne va pas vous faire culpabiliser. « Se coucher moins bête » est une application simple à laquelle on peut consacrer une minute par jour. Cette application fourmille d’anecdotes drôles et surprenantes, mais toujours vraies, dans la même veine que « L’encyclopédie du savoir relatif et absolu » de Bernard Werber. A consommer sans modération.

Un film : "Polisse" de Maïwenn

 Il s’agit davantage d’un film destiné aux D3S à vocation sociale qu’aux purs EN3Ssiens et DH. Il n’empêche, ce film est émouvant, plutôt sincère sur la réalité du terrain et nous entraine dans une sphère souvent méconnue. A voir absolument pour ceux qui envisagent de travailler dans le secteur de la protection de l’enfance et pour tous les autres curieux qui cherchent un peu de décontraction.

Une série : "Médecins de demain" sur France4

Dans cette série, nous suivons de jeunes internes dans les méandres de la médecine et de l’hôpital. Il s’agit bien d’un documentaire mais qui se révèle très vite passionnant car au delà du monde médical c’est bien quatre jeunes que nous rencontrons avec leurs espoirs, leurs doutes, leurs peines et leurs joies. Un angle d’approche du monde hospitalier tout à fait intéressant pour de futurs cadres du système de santé et de la sécurité sociale.


En conclusion, travailler efficacement ce n'est pas travailler "scolairement", c'est aussi s'ouvrir au monde extérieur et maintenir un équilibre psychologique, alors n'hésitez pas à vous aérer de temps en temps, le corps comme l'esprit.

 

B.FRETELLIERE

Membre de l'association des Anciens de la Salle Chateaubriand, administratrice du blog

Elève directeur d'établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux

 

Repost 0
Published by Association des Anciens de la Salle Chateaubriand - dans Concours
commenter cet article
2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 18:51

Trop souvent, derrière un concours, les candidats oublient que se trouve un métier or, si le concours occupe un an voire deux, le métier, lui, sera exercé pendant 20 à 35 ans ! Autant dire qu’il est important de comprendre quels sont les métiers à la sortie de D3S avant de passer le concours ou de se présenter à l’oral.

Cet article a pour objectif de répondre à cette question : où travaille exactement un D3S et que fait-il concrètement au quotidien ?

Où travaille un D3S: les domaines d’action possibles

Le métier de D3S est assez particulier car il peut être exercé dans des institutions très variées et qui, bien souvent, ne se connaissent pas entre elles. Pour se retrouver dans cette « jungle des possibilités », voici une petite description des différents univers dans lesquels les D3S peuvent exercer leurs fonctions.

Le champ sanitaire « pur », les hôpitaux :

Les D3S ont la possibilité d’exercer dans des hôpitaux, y compris des hôpitaux universitaires. Il faut savoir, cependant, que cette question reste assez …. « épineuse » entre les DH et les D3S et a donné lieu à de nombreux débats et quelques tensions entre les deux corps.

A priori, le terme « sanitaire » étant bien inscrit dans l’intitulé du corps, il n’y a aucune ambigüité. Dans la pratique, cependant, les D3S travaillent souvent dans les pôles avec un aspect « social » ou « médico-social » plus marqué : gérontologie, Soins de Suite ou de Réadaptation (SSR), psychiatrie, pédo-psychatrie, Unité de Soin de Longue Durée (USLD) ou encore pôle « polyhandicap », dont les Maisons d’accueil Spécialisé(MAS) rattachées aux hôpitaux.

Les D3S peuvent également prendre la tête ou travailler au sein des anciens hôpitaux locaux, des hôpitaux avec peu de lits de Médecine Chirurgie Obstétrique (MCO) et souvent des établissements très ancrés dans leur commune.

Le champ médico-social, les personnes âgées dépendantes :

80% des établissements dans lesquels les D3S peuvent exercer sont des EHPAD, soit des établissements d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes, ce que l’on appelle dans le langage courant des « maisons de retraite ». Il s’agit aussi de 80% des postes proposés à la sortie de la formation, autant le savoir dès le début.

Les EHPAD accueillent des personnes âgées de plus de 60 ans, mais en réalité la moyenne d’âge se situe autour de 85 ans et les usagers sont souvent en situation de dépendance importante.

Les EHPAD présentent souvent des modes d’accueil variés : unité Alzheimer, accueil de jour, service de soins infirmier à domicile…. Ils peuvent également être liés (historiquement ou pour des raisons de proximité géographique) à des foyers de vie, des maisons d’accueil spécialisé (MAS) ou des foyers d’accueil spécialisés (FAM).

Le champ médico-social, les personnes en situation de handicap :

Les établissements publics dans le secteur du handicap sont peu nombreux et représentent moins de 10% des débouchés pour les D3S. Ce domaine peut être divisé en deux secteurs, le secteur enfant et le secteur adulte.

Le secteur enfant comprend les IME (Institut Médico-Educatif), des établissements accueillant des enfants déficients intellectuels. L’accueil des enfants se fait à partir de 6 ans et jusqu'à 20 ans. Le secteur enfant comprend également des ITEP (Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique), qui accueillent des enfants présentant des troubles du comportement avec ou sans troubles associés. Ces enfants sont souvent orientés par l’éducation nationale suite à un problème de comportement en classe ou suite à une déscolarisation. A cela s’ajoutent des services de soins et d’éducation à domicile (SESSAD/SITEPP) qui accompagnent les enfants dans leur scolarité et leur vie quotidienne sans que l’enfant ne soit accueilli sur place.

Le secteur adulte comprend des Etablissements d’Aide par le Travail (ESAT, ex-CAT), des Foyers Occupationnels ou foyers de vie, des Foyers d’Accueil Médicalisé (FAM), des Maisons d’Accueil Spécialisées (MAS) ou encore des Entreprises adaptées. A cela s’ajoute, comme pour le secteur enfant, des services de soins et d’aide à domicile.

Le champ de la protection de l’enfance :

Il s’agit de ce que l’on désigne souvent sous le terme « les enfants de la DDASS ». Cette expression connue est cependant complètement obsolète puisque, suite à la décentralisation des années 80, c’est à présent le département qui a la compétence en matière de protection de l’enfance. Les enfants peuvent être accueillis suite à une mesure judiciaire ou une mesure administrative, dans tous les cas le travail avec les parents est présent bien que souvent complexe.

Ce champ comprend les centres de l’enfance et de la famille (CDE ou CDEF) qui accueillent les enfants en urgence et sont un lieu d’orientation vers un autre lieu d’accueil. Ces centres sont aussi en charge des mesures d’Aide Educative à Domicile (AED) et emploient parfois des familles d’accueil. Ce champ comprend également, les Maisons d’Enfants à Caractère Social (MECS), les Familles d’Accueil et de Relai d’Urgence (FARU), les appartements à dispositions des adolescents, les Espaces de Rencontres Enfants Parents (EREP), les pouponnières et les centres maternels.

Le champ social « pur », les personnes en situation de danger ou d’exclusion :

Ce domaine représente moins de 5% des débouchés pour les D3S, mais il existe cependant. Il s’agit des Centres d’Hébergement et de Réinsertion Social (CHRS), qui accueillent des personnes en situation d’exclusion qui, pour la plupart, ont connu des périodes « de rue » et sont souvent dépendantes à l’alcool ou la drogue.

Ce champ comprend également des structures spécifiques que l’on rencontre très peu comme les centres de soins et de lutte contre les addictions (qui sont souvent associatifs ou rattachés à un hôpital) et les Centres d’Accueil de Demandeur d’Asile (CADA).


Le métier de D3S au quotidien :

Pour ceux qui ont la chance de figurer sur la liste des admissibles, voici en une phrase l’explication de la fonction d’un D3S:

 « Il s’agit d’un directeur, qui manage des agents et des équipes, pour satisfaire les besoins des usagers, avec l’aide de partenaires et en s’inscrivant dans une logique de réseau. »

Voici les cinq dimensions de notre si beau métier :

Le D3S est un directeur :

Le D3S est le garant du bon fonctionnement de son établissement. Ceci passe par la mise en œuvre de plannings, la tenue de réunion, la vérification régulière de l’approvisionnement de l’établissement, la passation de marchés publics pour les dépenses les plus importantes ou encore l’organisation des services. C’est à lui de définir les grandes orientations stratégiques de l’établissement et d’organiser des réponses aux appels à projet de l’ARS par exemple. Il représente également l’établissement auprès du public et des autres institutions.

Qui manage des agents et des équipes :

Ce rôle de manager est au cœur du métier de D3S. Bien souvent, il ne manage pas tout le personnel  de son établissement, en règle général, il manage les cadres qui, eux même, manage leur équipe. Mais qu’est ce qui se cache derrière ce joli anglissisme au fait ? Eh bien « manager », c’est avant tout une présence : organiser des réunions pour discuter de l’actualité de l’établissement et des projets, écouter les chefs de services lorsqu’ils ont des difficultés et les soutenir auprès de leurs équipes, leur proposer de reprendre la main lorsqu’un conflit grave éclate au sein d’une équipe et les assister dans leurs décisions en cas de besoins.

Pour satisfaire les besoins des usagers :

Ce point est mis en avant depuis la loi de 2002 sur le droit des usagers qui a, sans doute, permis d’ouvrir les yeux sur un certain nombre de problèmes. On ne le dira jamais assez, le directeur est au service d’une institution elle-même au service de ses usagers. Le directeur doit favoriser la satisfaction des besoins des personnes accueillies. Très concrètement, cela se manifeste par la lutte contre la maltraitance, le développement de la qualité du service, la démarche d’amélioration continue, l’évaluation interne et externe de l’établissement ainsi que la communication avec les familles et les habitants de la région.

Avec l’aide de partenaires :

Le D3S travaille avec des partenaires multiples. Les autorités de tutelle et de tarification sont régulièrement sollicitées. Il s’agit principalement des Agences Régionales de Santés (ARS), de leurs délégations territoriales et du Conseil Général. A cela peut s’ajouter, en fonction des établissements, le Centre Communal d’Actions Sociale (CCAS) ou la Direction Départementale de la Cohésion Sociale (DDCS). Le directeur est également en lien étroit avec le Président du Conseil d’Administration ou PCA (souvent un élu local) et avec l’inspecteur du trésor public en charge de son établissement.

En s’inscrivant dans une logique de réseau :

Le directeur d’établissement doit s’inscrire dans une logique de réseau, ce qui signifie qu’il doit développer des partenariats avec d’autres établissements publics ou privés mais également avec des associations travaillant dans des domaines complémentaires. Par exemple, un directeur d’IME est souvent amené à travailler avec les responsables des SEGPA ou des proviseurs de collèges privées pour proposer une scolarisation adaptés aux enfants accueillis. Un EHPAD travaille avec des associations telles que les « blouses roses », un centre de l’enfance travaille avec la brigade de protection des mineurs (BPM) mais encore un CHRS est en lien avec le service psychiatrique de son secteur etc.

Il existe également des réseaux de niveau national qui ont pour vocation de regrouper les ESSMS afin de faciliter leur coopération. Les deux plus connus sont la Fédération Hospitalière de France (FHF) et le Groupement d’Etablissements Publics Social et Médico-social (GEPSO).

Un directeur, même dans un territoire rural, même dans un petit établissement, ne doit pas s’isoler et doit travailler en partenariat avec les autres institutions et établissements de son secteur.

 

En conclusion, le métier de D3S est vraiment un métier formidable, polyvalent, dynamique, on ne s'ennuie pas et chaque jour est différent, avec en plus la possibilité de découvrir des univers nouveaux tout au long de sa carrière !

Bon courage à tous les admissibles pour les oraux, en espérant que cet article vous sera utile.

 

B.FRETELLIERE

Membre de l'association des Anciens de la Salle Chateaubriand, administratrice du blog

Elève directeur d'établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux

Repost 0
Published by Association des Anciens de la Salle Chateaubriand - dans Concours
commenter cet article

Présentation

  • : Association des Anciens de la Salle Chateaubriand
  • Association des Anciens de la Salle Chateaubriand
  • : Blog de l'Association des Anciens Elèves du M2 Droit et Gouvernance du Secteur Sanitaire et Social de l'IPAG de Rennes, dite Association des Anciens de la Salle Chateaubriand.
  • Contact

Liens Institutionnels